La préhistoire. L’être humain paléolithique sacralise la mort, la vie et la procréation

D'après l'art paléolithique, histoire de l'art et du Sacré, la préhistoire. (Marsailly/Blogostelle)

La couleur de la vie à l’âge de la pierre

Dès le paléolithique, des squelettes sont inhumés dans la position du fœtus, des dépouilles sont recouvertes d’ocre rouge, une couleur par ailleurs omniprésente dans l’art pictural. La présence de rituels funéraires se dessine dès la préhistoire, comme aussi les premières expressions artistiques d’une différenciation homme-femme…

Par Maryse Marsailly (@blogostelle)
– Publié le 26 mars 2022 –

REPÈRES CHRONOLOGIQUES. – Le paléolithique inférieur, des origines à 100 000 avjc. – Le paléolithique moyen, de 100 000 à 40 000 – 35 000 avjc. – Le paléolithique supérieur, entre 35 000 et 10 000 avjc. Chronologie Préhistoire

D'après un bison couché, grotte d’Altamira, peinture rouge, position fœtale, solutréen et magdalénien, Espagne, paléolithique supérieur.  (Marsailly/Blogostelle)
D’après un bison couché, grotte d’Altamira, peinture rouge, position fœtale, solutréen et magdalénien, Espagne, paléolithique supérieur.  (Marsailly/Blogostelle)

DES RITUELS FUNÉRAIRES PALÉOLITHIQUES

Dans les grottes préhistoriques, les peintures rupestres et les ensembles sculptés très élaborés pourraient déjà évoquer une forme de mythologie. Comme l’explique l’historien des religions, Mircea Eliade, une forme de sacralisation de la mort et de la vie s’exprime dès le paléolithique…

D'après un bison, grotte Chauvet, vers 36 000 ans avjc, Pont d'Arc, Ardèche, Aurignacien, paléolithique supérieur. (Marsailly/Blogostelle)
D’après un bison, grotte Chauvet, vers 36 000 ans avjc, Pont d’Arc, Ardèche, Aurignacien, paléolithique supérieur. (Marsailly/Blogostelle)

Des croyances relatives à la mort ?

Si la signification spirituelle de certaines sépultures paléolithiques reste controversée, l’inhumation des morts renvoie cependant à une nécessité probablement ressentie comme essentielle pour l’être humain, dès les temps les plus reculés de l’histoire de l’humanité. L’abandon des corps, la pâture aux animaux, le démembrement, la fuite…, n’excluent pas des croyances relatives à la mort.

D’après une main traitée en négatif, grotte de Pech-Merle, Lot, vers 25 000 avjc, Gravettien, France ; et des graphismes, peinture rouge, grotte d’El Castillo, vers 40 800 avjc, Puente Viesgo, Espagne ; paléolithique. (Marsailly/Blogostelle)

H3 L’ocre rouge, symbole du principe vital

La croyance en une vie après la mort pourrait remonter à la préhistoire. L’humanité paléolithique utilise de l’ocre rouge pour enduire le corps de ses défunts. Dans l’univers du Sacré et de ses symboles, le rouge, couleur du sang, se rattache traditionnellement à l’énergie vitale…

Le rituel de saupoudrer les dépouilles d’ocre rouge est universellement répandu. La couleur rouge est celle du sang, elle concrétise et symbolise l’énergie ou puissance vitale. Cette couleur est par ailleurs très présente dans l’art pariétal, dans les peintures figuratives comme dans les graphismes abstraits…

D'après un grand bison, peinture rouge, grotte d’Altamira, solutréen-magdalénien, Espagne, paléolithique supérieur. (Marsailly/Blogostelle)
D’après un grand bison, peinture rouge, grotte d’Altamira, solutréen-magdalénien, Espagne, paléolithique supérieur. (Marsailly/Blogostelle)

Pour l’humain préhistorique la mort a-t-elle un sens ?

La présence de sépultures et le soin apporté aux dépouilles des défunts paléolithiques laissent penser que pour l’humain préhistorique la mort a un sens. Peut-être s’agit-il d’une croyance en une survie purement spirituelle de l’âme. 

Une croyance qui peut naître dans l’imagination quand, dans les rêves, apparaissent parfois des êtres disparus ou des êtres surnaturels… Quant aux outils, armes et parures qui accompagnent parfois les dépouilles, ils peuvent évoquer un simple hommage ou bien se rattacher à une espérance et à la survie dans un au-delà.

D'après un bison, grotte d’Altamira, peinture rouge, solutréen et magdalénien, Espagne, paléolithique supérieur. (Marsailly/Blogostelle)
D’après un bison, grotte d’Altamira, peinture rouge, solutréen et magdalénien, Espagne, paléolithique supérieur. (Marsailly/Blogostelle)

Des repas rituels?

Les paléolithiques recouvrent des squelettes d’ocre rouge, une couleur par ailleurs omniprésente dans l’art pictural. Des traces révèlent la présence d’offrandes, sous la forme de morceaux de viande et d’éléments de parure qui peuvent renvoyer à des rites funéraires.

Il est possible aussi que les ossements d’animaux trouvés çà et là soient des restes de repas rituel… Les pointes et les racloirs de silex permettent de chasser, de dépecer, de racler et de couper des pièces de viande…

D’après un grand bison, peinture rouge, grotte d’Altamira, solutréen et magdalénien, Espagne ; une pointe gravettienne, silex taillé, vers 26 000 avjc et un racloir denticulé, silex taillé, industrie du moustérien ; paléolithique. (Marsailly/Blogostelle)

Des défunts dans la position du fœtus…

Dans le cas des défunts repliés ou parfois attachés dans certaines cultures anciennes, les vivants prennent des précautions rituelles parce qu’ils craignent le retour des morts. Au paléolithique, il existe des exemples d’inhumations avec des corps déposés dans la position du fœtus.

La position du fœtus suggère un retour dans la matrice, avec peut-être l’espoir ou la croyance de renaître…

D’après une sépulture magdalénienne, position fœtale, vers 18 000 -10 000 avjc, Gironde, France, paléolithique supérieur. (Marsailly/Blogostelle)
D’après une sépulture magdalénienne, position fœtale, vers 18 000 -10 000 avjc, Gironde, France, paléolithique supérieur. (Marsailly/Blogostelle)

Sépultures avec ou sans dépôt

Au paléolithique moyen, on rencontre déjà des tombes individuelles ou collectives, avec ou sans offrandes. En France, le site archéologique de La Chapelle-aux Saints, en Corrèze, abrite une sépulture néandertalienne.

Le mort repose dans une fosse où se trouve des morceaux d’ocre rouge et des outils en silex. Sur le site de La Ferrassie, en Dordogne, plusieurs sépultures renferment des dépôts d’outils en silex.

D'après une sépulture, position fœtale, vers 12 000 -10 000 avjc, Magdalénien, abri sous roche de Raymonden, Chancelade, Dordogne, paléolithique supérieur. (Marsailly/Blogostelle)
D’après une sépulture, position fœtale, vers 12 000 -10 000 avjc, Magdalénien, abri sous roche de Raymonden, Chancelade, Dordogne, paléolithique supérieur. (Marsailly/Blogostelle)

Une sépulture paléolithique de l’abri-sous-roche de Raymonden, en Nouvelle-Aquitaine, abritait un squelette d’Homo sapiens intentionnellement inhumé en position fœtale, dont les os avaient été ocrés…

H3 Des pratiques rituelles et funéraires ?

Dès les temps préhistoriques, la pratique de l’inhumation semble reliée à une conception déjà complexe de l’univers. Dans les grottes, peintures rupestres et ensembles sculptés très élaborés peuvent évoquer une forme de mythologie…

D'après un collier de coquillages, grotte de Castanet, aurignacien, vers 35000-30000 avjc, Dordogne, France, paléolithique supérieur. (Marsailly/Blogostelle)
D’après un collier de coquillages, grotte de Castanet, aurignacien, vers 35000-30000 avjc, Dordogne, France, paléolithique supérieur. (Marsailly/Blogostelle)

Diverses offrandes accompagnent les morts…

Les défunts paléolithiques sont vêtus ou non et enterrés dans différentes positions. Deux petites plaquettes de renne habillent les orbites du crâne féminin de Magda, au Mas-d’Azil, en Ariège. Cela fait penser à des yeux postiches…

On rencontre différents types d’offrande, comme des pierres, des outils et des ramures. Les vivants parent leurs morts d’ocre et de coquillages, de colliers, de pendeloques en corne ou en os…

Parfois, des pièces de prestige accompagnent les défunts, comme des bâtons percés et décorés, interprétés comme des « bâtons de commandement » ou des objets destinés à redresser les sagaies.

D’après deux bâtons percés, bois de renne, « bâtons de commandement » ou  » redresseurs de sagaie », motif de bouquetin et décor incisé, France, magdalénien, paléolithique supérieur. (Marsailly/Blogostelle)

La présence d’objets dans les sépultures peut impliquer la croyance en une survie personnelle, et suggère aussi l’idée que le défunt perpétue ses activités dans l’autre monde…

Un symbolisme relevant du monde des morts ?

L’humain préhistorique imagine-t-il une survie après la mort ? Les sépultures préhistoriques commencent à se multiplier à l’époque de Neandertal. Certains défunts paléolithiques sont inhumés le corps orienté vers l’Est, au Soleil levant.

Peut-être le Soleil possède-t-il déjà une dimension sacrée ? Voire déjà associée à l’idée d’une renaissance, comme plus tard dans l’Égypte ancienne avec le dieu Rê…

D'après la scène du puits, homme à terre et bison blessé, grotte de Lascaux, vers 18 000 avjc, Magdalénien, Dordogne, France, paléolithique supérieur. (Marsailly/Blogostelle)
D’après la scène du puits, homme à terre et bison blessé, grotte de Lascaux, vers 18 000 avjc, Magdalénien, Dordogne, France, paléolithique supérieur. (Marsailly/Blogostelle)

Les rituels et les cérémonies observées parmi les populations dites archaïques révèlent la richesse et la profondeur du symbolisme relevant du monde des morts et des pratiques funéraires. Dans la scène du puits de la grotte de Lascaux, le motif de l’oiseau symbolise-t-il un envol vers un au-delà de l’âme ou de l’esprit d’un chasseur trépassé ?

Voir aussi les articles : La préhistoire : histoire du sacré, le Paléolithique et La préhistoire : l’univers spirituel des chasseurs-cueilleurs.

D'après un auroch et cheval, grotte de Cussac, Dordogne, vers 29 500-28 000 ans avjc, gravettien, Dordogne, France, paléolithique supérieur. (Marsailly/Blogostelle)
D’après un auroch et cheval, grotte de Cussac, Dordogne, vers 29 500-28 000 ans avjc, gravettien, Dordogne, France, paléolithique supérieur. (Marsailly/Blogostelle)

LA TOMBE-MAISON-UTÉRUS DES KOGI

Les indiens Kogi de Colombie honorent Aluna ou « La Grande Mère », figure créatrice de la Nature. Les humains sont les « enfants » de la Terre considérée comme un être vivant.

Les Kogi identifient le « monde-utérus » de la Mère universelle avec chaque village, chaque maison cultuelle, chaque habitation et chaque tombe. Par ailleurs, les offrandes ont aussi un sens sexuel en tant que semences qui fertilisent la Mère.

D'après une parure en coquillage, abri-sous-roche, Eyzies-de-Tayac, gravettien, paléolithique supérieur. (Marsailly/Blogostelle)
D’après une parure en coquillage, abri-sous-roche, Eyzies-de-Tayac, gravettien, paléolithique supérieur. (Marsailly/Blogostelle)

Symbolisme funéraire chez les Kogi

Chez les Kogi, on nomme le cimetière « Le village de la mort ». Le chaman effectue des gestes rituels après avoir choisi la place du défunt dans la fosse. Il relève neuf fois le corps avant de le déposer dans la tombe, la tête vers l’Est, orientée au soleil levant. La symbolique du chiffre 9 marque un retour à l’état de fœtus.

Les Kogi installent le mort en position fœtale et déposent pour l’accompagner des pierres, des coquilles et des offrandes. La fosse équivaut à la « maison du mort » en tant que matrice. La cérémonie comprend un rituel d’ouverture et un rituel de fermeture de la « maison-utérus ».

D'après des coquillages, éléments de parure du paléolithique supérieur. (Marsailly/Blogostelle)
D’après des coquillages, éléments de parure du paléolithique supérieur. (Marsailly/Blogostelle)

Les coquillages symbolisent encore les membres vivants de la famille. Ainsi, la coquille d’escargot représente l’époux de la défunte. Sans cela, la défunte réclame un mari dans l’Autre-Monde et provoque la mort d’un jeune homme de la tribu Kogi…

Du point de vue de l’étude archéologique, selon Mircea Eliade, le symbolisme Kogi reste aussi inaccessible que celui des éventuels rituels funéraires paléolithiques si on se limite aux seuls objets matériels…

LA POLARITÉ FÉMININ-MASCULIN

Il semble que la chasse, privilège masculin, et la cueillette déterminent dès l’origine une répartition des activités entre les hommes et les femmes. Au paléolithique, la figure féminine renvoie essentiellement à la procréation comme en témoignent de nombreuses statuettes…

D'après une femme ou déesse enceinte, avec parure, Russie, gravettien, vers 26 000 – 20 000 avjc, paléolithique supérieur. (Marsailly/Blogostelle)
D’après une femme ou déesse enceinte, avec parure, Russie, gravettien, vers 26 000 – 20 000 avjc, paléolithique supérieur. (Marsailly/Blogostelle)

Les « Vénus » préhistoriques sacrent le féminin

Si la fonction sacrée des statuettes préhistoriques reste mystérieuse, on peut imaginer qu’elles incarnent une puissance féminine – sexuelle, magique ou spirituelle – en relation avec la procréation et la vie…

De nombreuses images féminines jalonnent l’art paléolithique. On les retrouve sur une aire géographique assez étendue, de l’Italie du Nord jusqu’au Rhin, et du Sud-Ouest de la France jusqu’en Sibérie. On a surnommé « Vénus « ces statuettes sculptées dans la pierre, l’os ou l’ivoire.

D’après la Vénus de Laussel, avec corne de bison, vers 25 000 avjc, Dordogne ; et la Vénus de Lespugue, vers 20 000 avjc, Haute-Garonne ; France ; Gravettien, paléolithique supérieur. (Marsailly/Blogostelle)

H3 Femme procréatrice ou déesse-mère ?

Les statuettes de Vénus préhistoriques mesurent entre 5 centimètres et 25 centimètres de haut. La Vénus de Willendorf en Autriche et, en France, les Vénus de Lespugue en Haute – Garonne et de Laussel en Dordogne illustrent un canon féminin aux formes généreuses.

Sommairement sculptées en os de mammouth, ces figures féminines possèdent de volumineuses rondeurs mais sont dépourvues de visage. Leurs seins lourds et leur ventre proéminent renvoient à la fonction procréatrice et nourricière de la femme.

D'après la vénus de Willendorf, toute en rondeurs, nue et parée, gravettien, Autriche, paléolithique. (Marsailly/Blogostelle)
D’après la vénus de Willendorf, toute en rondeurs, nue et parée, gravettien, Autriche, paléolithique. (Marsailly/Blogostelle)

Une fonction religieuse ou sacrée de ces statuettes paléolithiques n’est pas à exclure. Ces images suggèrent l’incarnation d’un rôle spécifique de la femme et la possibilité d’un culte à une déesse-mère…

En Ukraine, les statuettes de Gagarino, peut-être liées à un culte domestique, proviennent d’habitats paléolithiques. D’autres statuettes ukrainiennes, très stylisées, se réduisent parfois à des éléments géométriques.

En Sibérie, il existe des habitats divisés en deux quartiers pour séparer les hommes et les femmes. Certaines sculptures féminines proviennent des espaces réservés aux femmes. Et du côté des hommes, on rencontre des statuettes d’oiseaux, dont certaines sont interprétées comme des images phalliques.

D’après deux silhouettes féminines, gravures, grotte de La Marche, calcaire, vers 14 000 ans, magdalénien, Poitou, et grotte de Cussac, vers 29 500-28 000 avjc, Dordogne, Gravettien, France ; et la Vénus de Gagarino, ivoire sculpté, gravettien, vers 26 000 – 20 000 avjc, Ukraine ; paléolithique supérieur. (Marsailly/Blogostelle)

Voir aussi les articles L’art paléolithique consacre la féminité et le monde animal et La représentation humaine paléolithique évoque une présence abstraite…

« L’Aïeule Mythique » des tribus de chasseurs…

En Asie du Nord, des tribus de chasseurs fabriquent des petites sculptures anthropomorphes en bois. Ces statuettes féminines symbolisent l’Aïeule mythique de la communauté. Elle protège ses descendants, les familles et les habitations. On lui consacre des offrandes au retour des grandes chasses.

D'après une scène de chasse, bisons piqués de flèches grotte de Niaux, vers 14 000 -12000 avjc, Magdalénien, Ariège, France, paléolithique supérieur. (Marsailly/Blogostelle)
D’après une scène de chasse, bisons piqués de flèches grotte de Niaux, vers 14 000 -12000 avjc, Magdalénien, Ariège, France, paléolithique supérieur. (Marsailly/Blogostelle)

Masculin-féminin, un langage symbolique

Selon le préhistorien et ethnologue Leroi-Gourhan (1911-1986), la polarité masculin-féminin occuperait une fonction centrale dans l’art paléolithique. Cet expert a étudié l’unité de ce langage symbolique sur un vaste ensemble, de la France à l’Espagne et jusqu’en Sibérie.

L’étude de Leroi-Gourhan permet la découverte de la riche et complexe pensée qui nourrit l’art paléolithique. Et malgré des controverses sur ses conclusions, le préhistorien démontre une unité stylistique et culturelle dans les expressions artistiques de la préhistoire.

D’après le bison à sa toilette, bois de renne, La Madeleine ; et un cheval sculpté, ivoire de mammouth ; magdalénien, 18000-10000 avjc, France, paléolithique supérieur. (Marsailly/Blogostelle)

Des sanctuaires et des images sexuelles

Selon Leroi-Gourhan, les grottes et les cavernes sont des sanctuaires où les formes, les visages et les signes sont interchangeables. Ainsi, l’image du bison posséderait la même valeur féminine que celles des blessures ou d’autres signes géométriques.

Le préhistorien met en évidence le couple bison-cheval ainsi que l’association de symboles de valeur sexuelle différente dans l’art paléolithique. Leroi-Gourhan interprète les plaquettes, les blocs de pierre et les statuettes comme des éléments destinés à s’intégrer dans des sanctuaires mobiles.

D’après un symbole féminin et bison, grotte Chauvet, Pont d’Arc, Ardèche, 36 000 avjc ; deux corps de femmes, Roc-aux-Sorciers, 20 000 – 18 000 avjc, solutréen, Vienne ; et un bloc orné de deux sexes enlacés, grotte de Castanet, vers 35 000-30 000 avjc, aurignacien, Dordogne ; France, paléolithique. (Marsailly/Blogostelle)

Le mystère de la création du monde…

On peut ainsi imaginer une signification sacrée des principes masculin et féminin dès les temps les plus reculés. Les images sexuelles paléolithiques et certaines associations d’animaux évoquent peut-être la dualité de ces deux pôles, et leur la complémentarité.

D'après des petits cerfs, vers 18 000 ans avjc, Lascaux, Magdalénien, Dordogne, France, paléolithique supérieur. (Marsailly/Blogostelle)
D’après des petits cerfs, vers 18 000 ans avjc, Lascaux, Magdalénien, Dordogne, France, paléolithique supérieur. (Marsailly/Blogostelle)

Dans les sociétés dites archaïques comme dans nombre de religions et de croyances, on retrouve les archétypes féminin et masculin comme principes symboliques et cosmogoniques. Ce thème universel renvoie au mystère de la création du monde et à sa régénération périodique…

Au paléolithique supérieur, entre 40 000 et 10 000 ans avjc, l’expression artistique atteint une maturité et une originalité inédite. Artistes peintres, sculpteurs et graveurs transfigurent les grottes en des lieux fascinants, vivants et mystérieux. La création d’objets mobiliers aboutit à de véritables chefs-d’œuvre. L’ensemble paraît relever d’un même souffle culturel, artistique et spirituel…

Article suivant L’univers spirituel des chasseurs-cueilleurs

Sommaire Préhistoire

Un roman ? La Guerre du Feu, de J.H. Rosny Aîné. Un film ? La Guerre du Feu de Jean-Jacques Annaud.

Publié par Maryse Marsailly

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