Le Sacré : la spirale, symbole cosmique et initiatique

D’après le symbolisme de la spirale, histoire du sacré. (Marsailly/Blogostelle)

La spirale, de la nature à l’univers…

Vignes, coquillages, escargots…, on rencontre le motif de la spirale dans la nature. Le symbolisme de la spirale évoque l’évolution d’une énergie, d’une forme ou d’un état. Il se rattache à une idée de rythme et de progression, à la fois circulaire et ascensionnelle. La spirale révèle également un principe de pérennité, voilé par les apparences du mouvement…

1. Le Sacré : la spirale, symbole cosmique et initiatique – De la nature à l’univers. 2. Le symbolisme de la spirale et de la « divine proportion » relève du Sacré – De la coquille au nombre d’or.

Par Maryse Marsailly (@blogostelle)
– Dernière mise à jour décembre 2021 –

D'après des fibules celtiques, double spirale. (Marsailly/Blogostelle)
D’après des fibules celtiques, double spirale. (Marsailly/Blogostelle)

LA SPIRALE SYMBOLISE UNE PROGRESSION

La spirale symbolise un mouvement circulaire qu’elle prolonge à l’infini, et qui se développe à partir d’un point d’origine. Ce mouvement a la particularité d’initier une progression cyclique engendrée par un principe de rotation…

L’équilibre dans le déséquilibre

Avec la spirale, la progression est à la fois circulaire et ascensionnelle. On aboutit à un mouvement de création qui se renouvelle sans cesse. Dans le domaine des mathématiques, la spirale évoque l’équilibre dans le déséquilibre, l’ordre dans le changement. La spirale logarithmique évolue sans que sa forme totale se modifie…

D'après un vase cultuel, terre cuite, motifs de spirales, Croatie, néolithique. (Marsailly/Blogostelle)
D’après un vase cultuel, terre cuite, motifs de spirales, Croatie, néolithique. (Marsailly/Blogostelle)

Fondée sur la figure logarithmique spiralée, l’étude de la spirale a nourri la réflexion autour du nombre d’or (√5 + 1 : 2), qui définit la proportion dorée.

Spirale plate et labyrinthe

Il existe différents types de spirales : la spirale hélicoïdale, la spirale plate et la double spirale. Si la spirale hélicoïdale tend vers l’élévation, la spirale plate se rapproche du thème du labyrinthe qui symbolise une progression d’aller et retour vers un centre.

De la spirale au labyrinthe. Il est question de la permanence de l’Être dans la mobilité d’un monde éphémère…

D’après des fibules spiralées, bronze, début Xe siècle avjc, fin âge du Bronze, style celtique ; le labyrinthe de Dédale et le Minotaure, parchemin, Lambert de Saint-Omer, Liber Floridus, 1121, XIIe siècle, art médiéval ; et des labyrinthes, gravures rupestres galiciennes, Pontevedra, Espagne, âge du Bronze. (Marsailly/Blogostelle)

Voir aussi l’article Le Sacré : le symbolisme du triskèle, du svastika et du labyrinthe

La double spirale induit un mouvement à double sens

La double spirale induit un mouvement à double sens autour de deux pôles, comme pour les deux moitiés de l’œuf du monde. La double spirale procède à la fois de la spirale hélicoïdale et de la spirale plate.

Elle symbolise une progression ascensionnelle et en même temps un double mouvement d’évolution et d’involution. Comme un mouvement d’aller et de retour vers un centre…

D’après un vase, décor couvrant de doubles spirales, terre cuite, Croatie, néolithique ; et une grande fibule en bronze, double spirale, civilisation de Hallstatt, premier âge du Fer. (Marsailly/Blogostelle)

En Europe, on rencontre souvent le motif de la spirale et de la double spirale dans l’art du néolithique, à l’âge du Bronze et dans les créations celtiques de l’âge du Fer…

La spirale induit la notion de cycle et de recommencement

Spirale et cycle naissance – destruction – renaissance

Dans les traditions mythiques de l’Inde ancienne, le symbolisme de la double spirale renvoie à celui des « Kalpa », qui désignent les cycles cosmiques. Et à celui des « Pralaya », qui correspondent aux anéantissements précédant un nouveau cycle cosmogonique. Ainsi la double spirale exprime les cycles de destruction et de renaissance ou régénération des mondes.

D'après le déploiement en spirale du cœur de la rose. (Marsailly/Blogostelle)
D’après le déploiement en spirale du cœur de la rose. (Marsailly/Blogostelle)

Le symbolisme de la double spirale se rattache au cycle naissance- mort – renaissance sur tous les plans : universel, collectif et individuel… On retrouve ce thème dans les rites d’initiation, quand la mort et la renaissance symbolique du candidat aspirant à l’initiation fait de lui un “deux fois nés”.

Selon les cultures, le chemin initiatique mène l’initié à l’illumination, à l’immortalité ou à la révélation d’une conscience universelle.

UN ÉQUILIBRE COSMIQUE EN MOUVEMENT

La spirale, l’instant zéro des Mayas

Dans la cosmologie Maya, le solstice d’hiver est mis en correspondance avec l’instant zéro dont le symbole est la spirale.

D’après des dalles sculptées, spirale et labyrinthe, sanctuaire de Tlaloc, temple de Malinalco, période Aztèque ou antérieure, Mexique, art précolombien. (Marsailly/Blogostelle) 

Les Mayas, comme d’autres peuples anciens, considèrent le solstice d’hiver comme un moment critique pour assurer le recommencement du cycle annuel et se prémunir contre une fin du monde. Chez les Aztèques, on offre au Soleil des sacrifices humains pour lui donner sang et force pour reprendre sa course…

La permanence de l’être au sein du changement

Chez certains peuples, on fête le solstice d’hiver et le moment du nouvel an avec des chants- spirales et des danses-spirales. Ces danses se rapprochent des danses giratoires des derviches-tourneurs de l’ordre musulman soufi Mevlevi, fondé à Konya au XIIIe siècle par Jalal al-Din Rumi. La danse devient une image de la permanence de l’être au sein du changement…

D’après un triscèle (ou triskell ou triskel) à spirales, mégalithes de Newgrange, vers 3200 avjc, Irlande, IVe millénaire avjc, néolithique ; et un motif de triple spirale celtique, triscèle ou triskell. (Marsailly/Blogostelle)

L’ÉQUILIBRE UNIVERSEL

Le Yin-Yang chinois

On rencontre encore la double spirale en Chine sur le tracé du motif du Yin-Yang. Ce symbole révèle un principe de double mouvement. Son graphisme est composé, à part égale, de noir et de blanc et chacune de ses parties contient en lui un point de son contraire…

D'après le symbole chinois du Yin et du Yang, principes opposés et complémentaires. (Marsailly/Blogostelle)
D’après le symbole chinois du Yin et du Yang, principes opposés et complémentaires. (Marsailly/Blogostelle)

Dans la tradition chinoise, le Yin-Yang (taì jí tú), symbole cosmique et philosophique, exprime la notion d’équilibre universel entre le Yin, principe féminin, et le Yang, principe masculin. Ainsi que leur alternance quand le point d’équilibre bascule vers l’un ou vers l’autre.

Les principes cosmiques Yin et Yang

Le principe cosmique Yin est associé à la nuit, à l’eau et à la matrice. Le principe cosmique Yang à la lumière, au feu et à la semence fécondante.

On retrouve ses principes dans Le Yi Jing ou Yi King, le Livre des Mutations, ouvrage divinatoire et initiatique fondé sur le Yin-Yang et huit trigrammes. Son avènement remonterait au premier millénaire avjc, à l’époque des Zhou (1027 avjc -256 avjc).

D’après deux figurines de dragon enroulé, jade incisé, IIe-Ier siècle avjc, dynasties des Han de l’Ouest, Chine ancienne. (Marsailly/Blogostelle)

Dans la cosmogonie chinoise, c’est dans le vide médian du disque Bi (de forme circulaire et troué en son centre) que s’unissent le dragon mâle-Yang et le dragon femelle-Yin pour créer le Ciel…

Le caducée et le bâton brahmanique

En occident, le double enroulement des serpents autour du caducée du dieu grec Hermès (ou du Mercure romain) rappelle le motif de la double hélice autour du bâton brahmanique de la tradition hindoue. Ces symboles se rapportent à un mouvement en spirale qui peut se développer dans les deux sens de rotation.

Ce double enroulement se rattache au symbolisme de la double spirale et à l’équilibre de deux forces ou de deux énergies cosmiques contraires. Ainsi, deux lignes hélicoïdales s’enroulent en sens inverse l’une de l’autre autour d’un axe vertical, symbole ascensionnel et axe mythique du monde ou de l’univers…

D’après l'iconographie du bâton brahmanique, Brahmâ-Danda, Inde ancienne. (Marsailly/Blogostelle)
D’après l’iconographie du bâton brahmanique, Brahmâ-Danda, Inde ancienne. (Marsailly/Blogostelle)

Le serpent de la Kundalini

Selon les doctrines de méditation hindoues, une substance serait sécrétée par la glande pinéale lors des phases de méditation profonde. On rencontre le motif de la spire pour le serpent de la Kundalini autour du Svâyambhuva liṅga.

Le serpent de la Kundalini repose, lové à la base de la colonne vertébrale, avant son développement en spirale vers le haut… jusqu’au point d’atteindre l’illumination.

Svâyambhuva liṅga signifie « auto-existants » et la tradition raconte que ces lingas se sont créés d’eux-mêmes à l’aube des temps. Le linga de feu s’identifie au membre viril du dieu Shiva, symbolisé par une pierre dressée.

D'après le caducée du dieu grec Hermès, messager des dieux et divinité psychopompe. (Marsailly/Blogostelle)
D’après le caducée du dieu grec Hermès, messager des dieux et divinité psychopompe. (Marsailly/Blogostelle)

L’équilibre dynamique de deux forces contraires

L’enroulement autour d’un axe vertical

Dans “La Grande Triade” (1957), René Guénon évoque “les deux forces complémentaires et contraires que l’on peut illustrer par deux lignes hélicoïdales s’enroulant en sens inverse l’une de l’autre autour d’un axe vertical, comme on le voit par exemple dans certaines formes du Brahma-danda ou bâton brahmanique, qui est une image de l’axe du monde (Axis Mundi)”…

On retrouve cette image avec le caducée d’Hermès, qui renvoie, avec ses deux serpents opposés qui s’enroulent en spirale, à l’équilibre dynamique de deux forces contraires.

D'après le dieu gréco-romain Hermès-Mercure et son caducée, statue en marbre, époque impériale, Ier-IIe siècle, art Romain. (Marsailly/Blogostelle)
D’après le dieu gréco-romain Hermès-Mercure et son caducée, statue en marbre, époque impériale, Ier-IIe siècle, art Romain. (Marsailly/Blogostelle)

Par ailleurs, le double mouvement des Nadi (courant, canal ou flux) autour de l’axe central Sushûmna (axe central du corps à travers la moelle épinière) symbolise l’équilibre de deux courants cosmiques contraires.

Pour les doctrines du Yoga, le croisement des Nadi dans l’axe central produit un centre énergétique appelé çakra ou “chakra”, mot sanscrit qui signifie aussi Roue (ou disque)…

Les serpents de Ningishzida

Le thème des deux serpents enroulés se rencontre encore en Mésopotamie. Sur un vase à libation, dédicacé par le roi Gudea à Ningishzida, dieu de la Végétation et des puissances fertilisantes, deux serpents forment un mouvement spiralé autour d’un axe. Le dieu Ningishzida est en outre la divinité personnelle du souverain néo-sumérien Gudea.

D’après un vase à libation, dédicace de Gudea à Ningishzida, stéatite, vers 2120 avjc, époque néo-sumérienne, antique Girsu, Tello, Irak actuel, Mésopotamie. (Marsailly/Blogostelle)
D’après un vase à libation, dédicace de Gudea à Ningishzida, stéatite, vers 2120 avjc, époque néo-sumérienne, antique Girsu, Tello, Irak actuel, Mésopotamie. (Marsailly/Blogostelle)

En Mésopotamie, le serpent est un symbole chtonien (souterrain) de la fertilité. Ailleurs, la double spirale évoque également certaines représentations de dragons ou de serpents qui s’enroulent en spirale autour des colonnes des temples.

Le serpent Vasûki et la montagne cosmique

Dans le mythe hindou du Barattage de la mer de lait, Vishnu le Salvateur explique comment procéder pour extraire le nectar d’immortalité, l’Amrita, de la Mer de Lait.

Le serpent Vasûki s’enroule autour de la montagne cosmique. Les Deva (dieux) et les Asura (démons) tirent les extrémités du serpent, tour à tour d’un côté et de l’autre, pour faire tourner la montagne. Le mouvement de rotation de la montagne remue l’océan…

D’après Le Barattage de la Mer de Lait, peinture, XVIIIe siècle, Inde ancienne. (Marsailly/Blogostelle)
D’après Le Barattage de la Mer de Lait, peinture, XVIIIe siècle, Inde ancienne. (Marsailly/Blogostelle)

Ce mythe cosmogonique évoque l’océan originel, au centre duquel émerge le mont Mandara. La rotation de cet axe cosmique et le Barattage de la mer de lait permet aussi de faire émerger de merveilleuses créations…

Dans l’Inde ancienne, les textes sacrés précisent que l’Amrita, la boisson d’immortalité, résulte de l’alternance et de l’équilibre des deux énergies qui se meuvent en sens contraire…

D’après Le Barattage de la Mer de Lait, sculpture, fragment de tympan, grès, XIIIe siècle, Cambodge, période médiévale. (Marsailly/Blogostelle)
D’après Le Barattage de la Mer de Lait, sculpture, fragment de tympan, grès, XIIIe siècle, Cambodge, période médiévale. (Marsailly/Blogostelle)

La mue cyclique du serpent

Par ailleurs, le serpent aux sept spires des Mystères antiques de Mithra renvoie aux sept planètes astrologiques, aux sept jours de la semaine, à une conception cyclique du temps et de « l’éternel retour ».

Le serpent mithriaque évoque aussi une notion de régénération ou de renaissance grâce à la mue cyclique du serpent. D’ailleurs, en sacrifiant le taureau, le dieu Mithra sauve le monde en permettant la régénération de la Nature (plantes, animaux…)

D'après le serpent mithriaque aux sept spires, culte de Mithra, Mithraeum de Bordeaux, IIIe siècle apjc, Gaule Romaine. (Marsailly/Blogostelle)
D’après le serpent mithriaque aux sept spires, culte de Mithra, Mithraeum de Bordeaux, IIIe siècle apjc, Gaule Romaine. (Marsailly/Blogostelle)

Voir aussi les articles : Le Sacré, les Mystères de Mithra, dieu Salvateur (1) et Les Mystères de Mithra, dieu Salvateur (2)

DES ATTRIBUTS CÉLESTES

Le Foudre de Zeus et la corne de la licorne

Dans la mythologie gréco-romaine, le souverain de l’Olympe Zeus-Jupiter brandit son Fulmen (ou Foudre) spiralé. La licorne possède une corne spiralée. Ces attributs – qui sont également des armes – symbolisent une puissance royale, céleste et spirituelle.

D’après la corne spiralée de la Licorne, vers 1500–1510, panneau de coussin, début XVIe siècle, Renaissance ; et Zeus-Jupiter et son Foudre spiralé, inspiré d’un original grec de Phidias (Ve siècle avjc), bronze romain, Ier-IIe siècle apjc, époque romaine. (Marsailly/Blogostelle)

La corne de la Licorne renvoie encore au symbolisme de l’épée. : voir aussi l’article L’épée et les armes, symboles à double tranchant

Le tonnerre, la foudre et l’éclair sont des manifestations célestes associées dans les mythologies aux divinités de l’orage ou souveraine. 

Le briquet à archer qui permet de produire du feu grâce au frottement du métal et du silex renvoie lui aussi à un mouvement d’aller et de retour. Cet objet produit l’étincelle et le feu. Et la lumière jaillit comme la foudre ou l’éclair céleste…

Spirale ET dimension cosmique

La spirale, symbole du rythme universel, évoque le mouvement, l’énergie, le mystère de l’Univers, lequel est alors conçu comme spiralé ou hélicoïdal. La spirale symbolise encore l’élévation vers le monde céleste…

D’après des motifs de spirales, mégalithe, entrée du tumulus de Newgrange, vers 3200 avjc, IVe millénaire avjc, Irlande, néolithique ; un autel en pierre, spirales, mégalithes, temples de Tarxien, Hal Saflieni, IVe- IIIe millénaire avjc, Malte. néolithique ; et une épée à antennes spiralées, bronze moulé, Xe siècle avjc, Neuchâtel, fin âge du Bronze-début âge du Fer. (Marsailly/Blogostelle)

Des spirales sur les mégalithes

La spirale n’est pas seulement un symbole de puissance céleste, c’est aussi un symbole cosmique que l’on rencontre parmi les décors des monuments mégalithiques et des dolmens.

Ces chapelles de pierre néolithiques sont étroitement liées aux défunts et sans doute aux ancêtres. De l’époque néolithique à l’âge du Fer, les motifs spiralés et solaires sont fréquents.

D’après La Tour de Babel, élévation en spirale, artiste flamand, fin XVIe siècle, huile sur bois, Renaissance ; la mosquée de Samarra, période Abbasside, IXe siècle, Irak, Orient ancien ; et la spirale d’un torana, stûpa 1, Sanchî, Ier siècle apjc, monument bouddhique, Madya Pradesh, Inde ancienne. (Marsailly/Blogostelle)

Par ailleurs, des représentations présentent une tour biblique de Babel spiralée. La grande mosquée de Samarra construite sous les Abbassides s’élève en spirale. Des motifs de spirale ornent des stûpas bouddhiques de l’Inde ancienne…

Voir aussi l’articles La ziggurat mésopotamienne s’élance vers le Ciel

La spirale, la roue et la rouelle…

Le motif de la spirale a peut-être aussi un lien avec le monde funéraire et l’au-delà, selon une possible croyance en une renaissance. Quand la spirale renvoie aux âmes des défunts, elle évoque peut-être leur chemin inconnu ou mystérieux, qui les mènent, tel un retour à la source originelle, au centre de l’être universel ou cosmique…

D’après des parures en bronze, spirales et rouelles, mobilier funéraire de Haguenau, Alsace, France, âge du Bronze ; une pendeloque, rouelles et oiseaux, VIe siècle avjc, civilisation de Hallstatt, premier âge du Fer ; et une épingle à rouelle sculptée, entrée d’un hypogée, Saran, Marne, France, âge du Bronze. (Marsailly/Blogostelle)(Marsailly/Blogostelle)

Le double principe d’involution et d’évolution attaché au symbolisme de la spirale rejoint celui de la roue et de la rouelle. La spirale comme la roue sont des thèmes très répandus dans l’iconographie néolithique et dans celle des arts celtes de l’âge du Fer.

Voir aussi l’article La Roue tourne pour l’Univers

La spirale symbolise l’élévation spirituelle

Les deux cônes inversés de Dante

À l’image du mouvement produit par une hélice, la double spirale symbolise à la fois le mouvement et la continuité des états de l’existence, l’évolution graduelle des niveaux de conscience ou des degrés de l’initiation acquis peu à peu. De là provient l’image de l’escalier ou de la tour en spirale…

D’après la Divine Comédie de Dante Alighieri : le Mont du Purgatoire de Domenico di Michelino, 1465, Florence ; le cône spiralé de l’Enfer, de Sandro Botticelli, 1480-1495 ; XVe siècle, Renaissance italienne ; et une illustration du Purgatoire. (Marsailly/Blogostelle)

Dans sa Divine Comédie, Dante Alighieri imagine deux cônes inversés composés de cercles. Ces cônes spiralés forment ensemble un ardu et long sentier. Ainsi, le poète voyage de l’Enfer au Purgatoire, et du Purgatoire au Paradis, la porte de l’Empyrée et des Cieux.

Ce cheminement initiatique nous mène des profondeurs abyssales infernales à aux lumières célestes et divines. On retrouve là le symbole de la double spirale et du double sens…

Voir aussi les articles : 4. L’Arbre cosmique, l’Essence de la Réflexion et la série : Qui êtes-vous Dante Alighieri?

D’après un escalier en spirale, Arthur et Merlin, Gustave Doré, Idylles du roi, de Lord Alfred Tennyson, XIXe siècle ; et l’escalier à double spirale et en hélice du château de Chambord, XVIe siècle, France, Renaissance. (Marsailly/Blogostelle)

Parmi les illustrations réalisées pour les Idylles du roi, de Lord Alfred Tennyson, Gustave Doré présente, derrière le roi Arthur et Merlin, un escalier en spirale qui s’élève jusqu’au nuées…

Le symbolisme de la spirale se rapporte à une progression, à une élévation, à un recommencement perpétuel…

La suite : 2 Le Sacré : la spirale symbolise une source d’énergie et de création – De la coquille au nombre d’or

Sommaire Histoire du Sacré

Publié par Maryse Marsailly

Blogostelle : Histoire de l'Art et du Sacré. Civilisations, chefs-d'œuvre, mythes, symboles..., tout un univers s'exprime dans les œuvres d'art.

5 commentaires sur « Le Sacré : la spirale, symbole cosmique et initiatique »

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