L’art de la Chine ancienne. Les artistes sculptent le jade dès le néolithique

D'après l'art de la Chine ancienne, du néolithique à l'âge du Bronze. (Marsailly/Blogostelle)

La « quadrature du cercle » des jades cong

À la fin du néolithique, les artistes chinois élaborent des graphismes complexes, travaillent la céramique, le jade, la soie et la laque. Le thème du banquet rituel, du culte des ancêtres et la pratique de la divination sont déjà attestés. Dans la Chine ancienne, le jade possède des vertus magiques, protectrices et spirituelles… Tour d’horizon…

Par Maryse Marsailly (@blogostelle)
– Dernière révision avril 2021 –

D’après un peigne, sculpture sur jade, 3200-2200 avjc, culture de Liangzhu, fin néolithique, Chine ancienne. (Marsailly/Blogostelle) 
D’après un peigne, sculpture sur jade, 3200-2200 avjc, culture de Liangzhu, fin néolithique, Chine ancienne. (Marsailly/Blogostelle) 

REPÈRES CHRONOLOGIQUES. Fin néolithique : culture de Longshan : 4500-3000 avjc/vers 2000 -1600 avjc- culture de Liangzhu : vers 3300-2000 avjc. Âge du Bronze : vers 2100-2000 avjc – IIIe siècle avjc.Dynastie des Xia (évoquée par la tradition) : vers 2100-2000/1700-1600 avjc : découverte du métal et apparition de l’écriture… – Dynastie des Shang : 1700-1600-1100 avjcChronologie Chine ancienne

JADE ET RITES FUNÉRAIRES

Dès l’époque néolithique, comme à Longshan et à Liangzhu – le « Pays de l’eau au-dessus des nuages » – le jade semble participer aux rites d’inhumation. Une tradition qui se perpétue à l’âge du Bronze. À Liangzhu, des amulettes, des disques percés, des cylindres étagés, des perles tubulaires… sont disposés auprès des défunts.

D’après une figurine en jade, amulette, culture de Longshan, vers 2500 -1700 avjc, Shanghai, néolithique, Chine ancienne. (Marsailly/Blogostelle) 
D’après une figurine en jade, amulette, culture de Longshan, vers 2500 -1700 avjc, Shanghai, néolithique, Chine ancienne. (Marsailly/Blogostelle) 

Des amulettes en jade

Les jades chinois prennent la forme de disques bi percés d’un trou, minuscules ou plus grands, d’amulettes, de bas et de hauts cylindres de structures complexes, décorés ou non.

Une petite statuette de jade de la culture néolithique de Longshan, située dans la province actuelle du Shandong, représente un étrange personnage. Il est seulement vêtu d’un « pagne-culotte » et paré d’imposantes boucles d’oreilles. Ses mains jointes évoquent une attitude de prière ou de méditation. Peut-être s’agit-il d’un chaman…?

D’après une figurine en jade, amulette, détails, culture de Longshan, vers 2500 -1700 avjc, Shanghai, néolithique, Chine ancienne. (Marsailly/Blogostelle) 

Les deux espaces percés sous les bras de cette figurine permettent de suspendre cette amulette à un cordon ou de la fixer à un habit. Les traits stylisés de son visage évoquent un masque, qui rappelle celui du taotie avec de grands yeux, un nez-mufle et une très grande bouche…

Ailleurs sur une rondelle de jade, la face plus humaine d’un personnage se caractérise par un nez proéminent et une bouche imposante. Sa coiffe et ses parures suggèrent des insignes de dignité et de pouvoir.

D’après une rondelle, jade vert, motif face humaine, culture de Longshan, 2500- 1800 avjc, Shandong, néolithique, Chine ancienne. (Marsailly/Blogostelle) 
D’après une rondelle, jade vert, motif face humaine, culture de Longshan, 2500- 1800 avjc, Shandong, néolithique, Chine ancienne. (Marsailly/Blogostelle) 

Le plus souvent, les figurations humaines – masques ou faces – ou celles de créatures surnaturelles sont stylisées, voire graphiquement simplifiées à l’extrême.

Des traits plus ou moins humains ou fantastiques

On retrouvera des masques ou des faces aux traits plus ou moins humains et fantastiques dans l’iconographie de l’âge des métaux. Comme sur des masques-taotie en bronze retrouvés dans des tombes à char de l’époque des Zhou Occidentaux.

Ces pièces de harnachement propitiatoire, placée sur la tête des chevaux, était censées rendre propices les divinités et impressionner ou effrayer l’ennemi lors des combats…

D’après un cylindre sculpté, jade vert, motif mufle-taotie, culture de Liangzhu, 3200-2200 avjc, fin néolithique ; et un masque-taotie, bronze, Xe-IXe siècle avjc, Zhou Occidentaux, pièce de harnachement propitiatoire, tombes à char ; Chine ancienne. (Marsailly/Blogostelle)

De très habiles tailleurs de jade

À l’époque, les artistes néolithiques ne disposent pas encore d’outils métalliques. Percer des trous minuscules dans le jade, une pierre aussi dure que le quartz, relève donc d’une performance extraordinaire. Comme le démontre aussi un disque de jade ouvragé, dont les lignes évoquent la complexité d’une dentelle.

D’après un disque de jade ouvragé, vers 2000 - 1600 avjc, culture de Longshan, néolithique, Chine ancienne. (Marsailly/Blogostelle) 
D’après un disque de jade ouvragé, vers 2000 – 1600 avjc, culture de Longshan, néolithique, Chine ancienne. (Marsailly/Blogostelle) 

La technique de taille des petits objets en jade – amulettes, disques Bi, carrés percés, cylindres, perles tubulaires…– déposés dans les tombes de Liangzhu témoigne de la grande habileté et du savoir-faire des artistes chinois de la fin du néolithique.

Le jade, symbole de souveraineté et de pérennité

Le jade, pierre gemme très dure et très résistante – même au feu -, possède une grande valeur spirituelle et rituelle dans la tradition chinoise. Le caractère ancien qui désigne le jade, 玉 (yù), dérive de l’idéogramme qui signifie « roi » 王 (wáng).

D'après des disques bi et perles, jade, cultures de Dawenkou, de Longshan et de Liangzhu, Shandong, néolithique, Chine ancienne. (Marsailly/Blogostelle) 
D’après des disques bi et perles, jade, cultures de Dawenkou, de Longshan et de Liangzhu, Shandong, néolithique, Chine ancienne. (Marsailly/Blogostelle) 

Symbole de souveraineté, on attribue aussi au jade la vertu d’empêcher la destruction du corps du défunt, ce qui renvoie au thème de la pérennité ou de l’immortalité.

Le rite chinois de « l’enterrement sous le jade »

Des mentions dans des textes antiques, remontant aux environs de notre ère, évoquent d’ailleurs le rituel de « l’enterrement sous le jade ».

Plus tard, à l’époque des Han (IIIe siècle avjc -IIIe siècle apjc), on inhume des personnalités dans des linceuls ou des armures entièrement en jade, grandeur nature, et censées protéger les dépouilles de la putréfaction.

D’après un « enterrement sous le jade », tombe d’un membre de l’élite, vers 3300-2000, culture de Liangzhu ; néolithique, Chine ancienne. (Marsailly/Blogostelle) 

Les jades de l’élite de Liangzhu

Le site de Liangzhu, à l’embouchure du fleuve bleu Yangzi, à Hangzhou dans la province du Zhejiang, remonte à la fin de la période néolithique. La culture de Liangzhu, entre 3300 et 2000 avjc environ, se déploie au Nord du Zhejiang et au Sud du Jiangsu, aux alentours du lac Tai.

Les tombes de l’élite de Liangzhu contiennent un riche mobilier de jades, ainsi que des céramiques de belle facture, de la soie, de l’ivoire, de la laque… Vers 2500-2000 avjc, la production d’objets en jade retrouvés dans les sépultures est particulièrement abondante.

D’après un cylindre, extérieur quadrangulaire, motif mufle-taotie, jade blanc, 3200-2200 avjc, culture de Liangzhu, fin néolithique, Chine ancienne. (Marsailly/Blogostelle) 
D’après un cylindre, extérieur quadrangulaire, motif mufle-taotie, jade blanc, 3200-2200 avjc, culture de Liangzhu, fin néolithique, Chine ancienne. (Marsailly/Blogostelle) 

« Masque-glouton » et « mufle-taotie « 

Les créations de Liangzhu se distinguent encore par leurs décors. Parmi les effets décoratifs les plus fréquents, on retrouve sur des jades le motif de la spirale et celui du « masque-glouton » ou « mufle-taotie », dont les traits stylisés représentent la face d’un animal fantastique.

Cette créature imaginaire possède des yeux démesurés, un mufle et une gueule menaçante, montrant parfois des dents. Ce motif souvent très lisible, s’intègre parfois dans des décors très complexes ou couvrants, incisés ou sculptés, parfois presque en filigrane. On retrouve ce motif de « glouton » « taotie »(tāo tiè) sur les bronzes rituels Shang et à l’âge des métaux…

D’après une perle de forme cong, jade blanc sculpté, motif mufle-taotie, 3200-2200 avjc, culture de Liangzhu, fin néolithique, Chine ancienne. (Marsailly/Blogostelle) 
D’après une perle de forme cong, jade blanc sculpté, motif mufle-taotie, 3200-2200 avjc, culture de Liangzhu, fin néolithique, Chine ancienne. (Marsailly/Blogostelle) 

La « quadrature du cercle » des jades cong

Les artistes néolithiques de Liangzhu sculptent des jades dits cong, qui ont la particularité de marier le cercle et le carré. À l’intérieur, ils prennent la forme de cylindres creux, lesquels s’encastrent dans des structures quadrangulaires extérieures. La signification précise de ces étranges jades cong reste énigmatique.

La réalisation des jades cong implique là encore un haut savoir-faire technique et une grande habileté pour travailler ce matériau extrêmement dur. Sans l’aide d’outils en métal, on suppose que les sculpteurs travaillent cette pierre gemme par friction, par usure, par rotation… à l’aide de sable rugueux et de pointes en silex ou d’obsidienne.

D’après un cylindre Cong, extérieur quadrangulaire, étages multiples, jade vert, vers 2500 avjc ; et un jade Cong, alliance du cercle et du carré, mufle-taotie stylisé, vers 2500 avjc ; culture de Liangzhu, fin néolithique, Chine ancienne. (Marsailly/Blogostelle) 

Cercle et carré, Ciel et Terre

Dès le néolithique, bien plus qu’un simple matériau précieux, le jade symbolise en Chine ancienne un pouvoir magique, rituel, spirituel ou métaphysique. Il est probable aussi que les énigmatiques jades cong sont des insignes d’autorité et de souveraineté, pour des chefs de clan, des sorciers-chamans…

D’après un cylindre sculpté, motif mufle-taotie, jade blanc, ; et un cylindre Cong, jade noir, à étages multiples ; 3300-2000 avjc, culture de Liangzhu, fin néolithique, Chine ancienne. (Marsailly/Blogostelle) 

Dans les tombes de dignitaires, les jades cong sont souvent accompagnés de disques bi. Ces disques percés en leur centre sont un symbole du Ciel. Jades cong et disques bi s’apparentent à des objets rituels et sacrés, voire votifs…

Selon le chapitre Dazongbo (ou Da zongbo) du Zhouli de la dynastie Zhou (Xe siècle – IIIe siècle avjc), l’association du cercle et du carré évoque le Ciel et la Terre. Ce rituel Zhou précise que le disque bi vert se rapporte au culte du Ciel, alors que le cong jaune se rattache au culte de la Terre.

D’après un jade Cong, extérieur quadrangulaire, étages multiples, 3300-2000 avjc, culture de Liangzhu, fin néolithique, Chine ancienne. (Marsailly/Blogostelle) 
D’après un jade Cong, extérieur quadrangulaire, étages multiples, 3300-2000 avjc, culture de Liangzhu, fin néolithique, Chine ancienne. (Marsailly/Blogostelle) 

Le disque percé, symbole de l’Univers

Si les anciens Chinois considèrent le disque percé comme un symbole du Ciel, selon des textes antiques et la tradition taoïste fondée par Lao-tseu, l’univers est conçu comme un disque. 

C’est dans le vide médian du disque que s’unissent le dragon mâle-Yang et le dragon femelle-Yin pour créer le Ciel…  La symbolique du disque Bi possèderait donc une dimension cosmogonique.

Si la rondeur du disque bi représente le Ciel, s’y oppose la pièce carrée pour évoquer la Terre. Et c’est dans le « Vide », au centre du disque du Ciel, que se produit l’étincelle créatrice. Ainsi le Ciel est symbolisé par une forme circulaire et la Terre par des lignes quadrangulaires…

D’après des jades, disques Bi et perles, cultures de Dawenkou, de Longshan et de Liangzhu, Shandong ; un disque bi, jade vert veiné, culture de Liangzhu, 3200-2200 avjc, site de Yuhang, Zhejiang ; et un disque Bi, jade ambré, 3000-2000 avjc, culture de Liangzhu, inscriptions sous Qianlong, empereur de la dynastie Qing ;néolithique, Chine ancienne. (Marsailly/Blogostelle) 

Le cercle et le carré dans l’architecture sacrée

Ces conceptions traditionnelles chinoises vont se perpétuer dans le style formel et symbolique de la peinture calligraphique des lettrés. Et le principe du cercle intégré dans une forme quadrangulaire va perdurer durant des siècles, jusque dans l’architecture…

D’après une restitution de Chang’an, « paix perpétuelle », capitale impériale des Han (IIIe siècle avjc – IIIe siècle apjc), Shaanxi ; et le Temple du Ciel de Pékin, première moitié du XVe siècle, autel sacrificiel impérial des dynasties Ming et Qing, Beijing ; Chine ancienne. (Marsailly/Blogostelle) 

Comme dans l’élévation des cités et des temples… Ainsi, le Ming Tang, dont le nom signifie Le palais de la lumière, illustre la tradition spirituelle et rituelle de la dynastie des Han. Ce sanctuaire, dont le plan circulaire s’inscrit dans une enceinte carrée, symbolise le Ciel et la Terre.  

Les empereurs de Chine sont considérés par la tradition comme des « Fils du Ciel » et des médiateurs entre la Terre et le Ciel. Ils assument un rôle primordial lors des cérémonies annuelles à l’intérieur du Ming Tang ou du Temple du Ciel, dont les rites permettent de maintenir ou de renouveler l’harmonie universelle…

D'après un disque bi, jade vert à veines blanches, culture de Liangzhu, 3200-2200 avjc, site de Yuhang, Zhejiang, fin néolithique, Chine ancienne. (Marsailly/Blogostelle)
D’après un disque bi, jade vert à veines blanches, culture de Liangzhu, 3200-2200 avjc, site de Yuhang, Zhejiang, fin néolithique, Chine ancienne. (Marsailly/Blogostelle)

Des  routes du jade dès le néolithique

En fait, les Chinois regroupent différentes pierres dures – jadéite et néphrite – sous le nom de « jade ». Les teintes de ces pierres varient des nuances de vert à celles du brun et du jaune, plus rarement du gris. Le jade peut également être veiné de « nuages blancs »…

Le jade lui-même, peu présent en Chine, provient surtout de différentes contrées de l’Asie centrale. À l’époque néolithique de Longshan, entre 2500 et 1700 avjc, il existe déjà une « route » du jade attestée par l’archéologie. L’obsidienne, la soie et des objets circulent également entre l’Orient et l’Occident… et même jusqu’au Japon… 

D'après une tablette Gui, jade, reliefs en méplat, 2200 - 1800 avjc, fin néolithique-début époque Xia, inscriptions sous Qianlong, au XVIIIe siècle, Chine ancienne. (Marsailly/Blogostelle) 
D’après une tablette Gui, jade, reliefs en méplat, 2200 – 1800 avjc, fin néolithique-début époque Xia, inscriptions sous Qianlong, au XVIIIe siècle, Chine ancienne. (Marsailly/Blogostelle) 

De jades disposés rituellement autour des défunts

Plusieurs grands ensembles funéraires de la culture de Liangzhu (vers 3500-2000 ans avjc), abritent un important mobilier en jade. Parmi eux, les sépultures du cimetière de Yaoshan, dans le district de de Yuhang, au Zhejiang, sont en outre associées à un lieu de culte aménagé en terrasse.

Dans les tombes, entre quelques dizaines et plusieurs centaines de jades sont disposés autour des défunts selon un rituel précis. Notamment des éléments de coiffe, des disques bi, des haches yue et des jades cong.

D’après des pictogrammes de jades cong et bi , culture de Liangzhu, vers 3300-2000 avjc, néolithique, Chine ancienne. (Marsailly/Blogostelle) 

Les prémices pictographiques de l’écriture chinoise

Par ailleurs, ces pictogrammes sur les jades cong et bi de la culture de Liangzhu, annoncent les prémices de la formation de l’écriture chinoise dès la fin du néolithique.

Certains de ces pictogrammes déclinent le motif de l’oiseau et celui d’une créature fantastique ailée. Selon la tradition chamanique, le sorcier-chaman possède le pouvoir surnaturel de s’envoler, de communiquer avec les esprits, de s’identifier à des animaux voire de se métamorphoser…

Il semble que les objets en jade du néolithique chinois appartiennent à des élites dirigeantes, tels des chefs-chamans, dont le rôle serait à la fois temporel et spirituel. Dans une société alors hiérarchisée, le rite semble primordial…

D’après un oiseau huppé, couvercle de récipient, bronze rituel, dynastie Shang, 1600 – 1100 avjc, âge du Bronze  ; et des pictogrammes de jades bi et cong, culture de Liangzhu, 3300-2000 avjc, néolithique ; Chine ancienne. (Marsailly/Blogostelle) 

Communication entre le divin et l’humain

Ainsi, les jades cong – qui allient le cercle et le carré, symboles du Ciel et de la Terre – apparaissent comme des médiateurs cosmologiques, permettant la communication entre le divin et l’humain.

Certains motifs composites de mufle-dragon pourraient évoquer une simplification imagée et essentielle du chaman chevauchant une créature magique ou surnaturelle…

On rencontre déjà ce motif dans les cultures néolithiques de Longshan, puis à l’âge du Bronze sous les dynasties des Shang et des Zhou. Le masque taotie figure parmi les incontournables du répertoire iconographique traditionnel Shang.

D’après un jade cong, à étages multiples, motifs mufle-taotie, 3200-2200 avjc, culture de Liangzhu, néolithique, Chine ancienne. (Marsailly/Blogostelle) 
D’après un jade cong, à étages multiples, motifs mufle-taotie, 3200-2200 avjc, culture de Liangzhu, néolithique, Chine ancienne. (Marsailly/Blogostelle) 

Le jade cong, un symbole cosmogonique et souverain

Objets cosmogoniques, mariant le cercle et le carré, le Ciel et la Terre, les jades cong s’intègrent dans l’organisation d’un ensemble de rites. Symbole de souveraineté, ils se rattachent probablement à la fois à un pouvoir spirituel et à une autorité temporelle. Les jades cong vont perdurer dans le temps, reliant par la suite le fonctionnement de l’état à celui de l’univers…

En Chine, la civilisation de l’âge du Bronze inaugure la royauté chinoise, l’architecture modulable, l’élévation de cités murées et l’écriture. Les artistes Shang réalisent des bronzes rituels destinées au culte des ancêtres. Des inscriptions divinatoires définissent les premières formes de l’écriture chinoise…

Article suivant : L’art de la Chine ancienne. Premiers bronzes, divination, art du trait… Banquets rituels et culte des ancêtres

Sommaire L’Art de la Chine ancienne

Bloc-notes + Un livre traditionnel ? Le Yi Jing ou Yi King, le Livre des Mutations, ouvrage divinatoire et initiatique fondé sur le Yin-Yang (taì jí tú) et huit trigrammes. Son avènement remonterait au premier millénaire avjc, à l’époque des Zhou (1027 avjc -256 avjc).

Des sages ? Lao-tseu (ou Laozi, VIe-Ve siècle avjc), penseur et mystique chinois, à l’origine du taoïsme. Auteur selon la tradition du Tao-Tö-King (La Voie et sa Vertu). Lao-tseu est contemporain du philosophe Kongzi ou Kongfuzi dit Confucius (vers 551-479 avjc), qui prône la bienveillance et la loyauté dans la gouvernance et les relations sociales et familiales.

Publié par Maryse Marsailly

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