Les Mystères de Mithra
Que sont les Mystères de Mithra? … Ce culte intègre divers courants spirituels en vogue à l’époque Romaine. L’idée d’un monothéisme solaire, l’astrologie et le zodiaque et encore des réflexions eschatologiques – relatives à la fin du monde et à la fin des temps – s’associent à une notion de Salut pour le Cosmos et l’Humanité. Ces thèmes nourrissent l’évolution des croyances de l’Antiquité, de la fin du IIe au IVe siècle, de l’Orient à l’Occident romain…
Par Maryse Marsailly (@blogostelle)
– Dernière mise à jour avril 2024 –

REPÈRES CHRONOLOGIQUES. – Rome Antique : Ier siècle avjc – IVe siècle. – Culte de Mithra dans l’Occident Romain : fin IIe – IIIe siècle. En 313, l’empereur romain Constantin, victorieux au pont Milvius, promulgue l’édit de tolérance de Milan et officialise le Christianisme. Fin IVe siècle – Ve siècle : fin de l’Antiquité.
MITHRA DANS LE MONDE ANTIQUE
Le culte de Mithra, dieu perse identifié à la souveraineté, évolue d’une pratique royale vers un culte à Mystères fondé sur un rituel secret. À l’époque romaine, les mithraea (temples de Mithra, singulier mithraeum) se multiplient et accueillent de plus en plus d’adeptes séduits par ces mystères venus d’Orient…

De l’Orient à l’Occident
De l’Orient à l’Occident…
Beaucoup de sanctuaires de Mithra sont élevés dans les provinces de l’Empire Romain. On rencontre le culte de Mithra en Mésopotamie, en Afrique du Nord, en Espagne, en Germanie (Allemagne), en Gaule (France), en Écosse et jusqu’en Europe centrale dans les Balkans…
Le mithraïsme suscite un vif engouement dans tout l’Empire Romain à partir de la fin du IIe siècle. Le culte de Mithra s’éteindra au cours du IVe siècle, supplanté par le Christianisme légalisé par Rome.
Des pirates ramènent le culte de Mithra en Occident
Selon Mircea Eliade, le culte de ce grand dieu perse (iranien), dont l’origine remonte à l’époque védique de l’Inde sous le nom de Mitra, a pu se développer en Asie mineure et en Mésopotamie…

Plutarque, philosophe et penseur de la fin du Ier siècle et du début du IIe siècle, raconte comment les pirates de Cilicie, une ancienne province romaine au Sud de l’Anatolie (aujourd’hui en Turquie) célèbrent en secret les Mystères de Mithra. Vaincus et capturés par Pompée (assassiné en 48 avjc), les pirates vont diffuser le culte du dieu Mithra dans l’Occident romain…
Le Mitra védique, garant de l’ordre du monde
Le nom sanscrit de Mitra signifie ami, contrat… Dans l’Inde ancienne, on présente ce dieu védique comme un dieu bienveillant qui préside à la justice et au bon ordre du monde. Mitra (futur Mithra Perse) est aussi le dieu des engagements contractuels, des alliances, des serments et de la bonne entente entre les membres de la société.

Un premier texte connu mentionne Mitra vers 1380 avjc, dans un traité conclu entre des rois orientaux en Asie Mineure et en Mésopotamie.
Avesta et Rig-Veda, Perse ancienne et Inde védique
Dans le livre sacré des anciens Perses, l’Avesta, Mithra apparaît associé à Varuna (ancestral dieu védique) et à Ahura-Mazdâ (le Seigneur Sage), divinité suprême, et nommée plus tard Ohrmazd.
Au début de l’époque védique, dans la mythologie de l’Inde ancienne, on associe Mithra au dieu suprême Varuna, une divinité qui possède une puissante magie divine. Le Rig-Veda se compose de 1028 hymnes sacrés rédigés en sanskrit entre 1500 et 800 ans avjc…

Zarathoustra et Ahura Mazda
Aux VIIe-VIe siècle avjc, le Perse Zarathoustra (ou Zarathushtra ou Zoroastre, 628-551 avjc), défend l’existence d’un dieu souverain Ahura Mazda. Le fondateur du zoroastrisme (ou mazdéisme réformé) dit avoir eu une vision de Ahura-Mazdâ, le seigneur de la Sagesse…
Zarathoustra affirme avoir reçu la mission de prêcher la vérité et enseigne que Ahura-Mazdâ est le plus grand des dieux, le seul digne d’adoration. Cette divinité suprême s’oppose au Principe du Mal et bannit les anciens dieux assimilés à des démons.
Pourtant, on continue d’honorer Mithra comme une divinité associée à la Lumière. Mithra apparaît comme le protecteur des troupeaux et des soldats qui défendent les terres…

Lumière et Ténèbres
Dans la mythologie du mazdéisme iranien, Ahriman et les Ténèbres attaquent Ohrmazd (ou Ohrmuzd ou Ohrmizd) et le monde de Lumière. Mithra se rattache à la Lumière et au Soleil qui est son œil. Il renvoie aussi au mythe du sacrifice du Taureau, dont la mort permet de féconder la Terre et de sauver le monde…
L’immolation du taureau par Ahriman
Ohrmazd et Ahriman
Ohrmazd modifie le mode d’être de la Création, qui passe d’un mode d’être spirituel à mode d’être matériel et corporel. Ahriman incarne alors les forces du Mal. Il souille les Eaux, empoisonne la végétation et provoque la mort du taureau primordial…
Naissance des animaux et des plantes
Cependant, selon un récit tardif, l’immolation du taureau primordial par Ahriman aboutit à un meurtre créateur et bénéfique. De la semence du taureau primordial purifiée par la lumière de la Lune, naissent les espèces animales et de son corps poussent les plantes.

On retrouve là un thème fréquent chez les peuples d’agriculteurs, pour qui la végétation et le bétail fondent les mythes de fertilité et de fécondité. Cette mythologie se rattache au cycle de la mort et du renouveau de la végétation.
Rénovation du Monde et Salut de l’Humanité
Le sacrifice du bœuf à la fin des temps
Par ailleurs, les récits mythiques racontent qu’à la Fin des Temps, le bœuf Hathayos sera sacrifié par Saoshyant et Ohrmazd. Le breuvage produit par sa graisse ou sa moelle rendra alors les êtres humains immortels.
Ce sacrifice du bœuf à la fin des temps (un sacrifice eschatologique) rappelle celui accompli par Mithra. Ainsi, selon Mircea Eliade, l’initiation aux Mystères de Mithra anticiperait la rénovation finale du monde et le Salut de l’initié, le myste.
Naît Mithra surgissant de la Pierre
Dans la tradition des Romains, le mithraïsme se fonde sur une conception mythique de l’univers. À l’origine, le dieu romain Saturne émerge du chaos avant de remettre le pouvoir absolu, symbolisé par le Foudre, à Jupiter son successeur…

Mithra fait jaillir une source
Pour combattre les forces du Mal naît Mithra, surgissant de la Pierre. Ce dieu pourvu d’une torche, symbole de la Lumière, et d’un glaive veille sur l’Ordre du Monde et sur sa survie. Ainsi, Mithra fait jaillir une source d’une paroi rocheuse et sauve le monde de la sécheresse, de la soif, de la mort de la végétation et de la disparition des troupeaux…
Mithra dans l’antique royaume du Pont
Devenu dieu tutélaire du souverain, on vénère Mithra en Perse de manière officielle au VIe siècle avjc. À la suite de la conquête du macédonien Alexandre le Grand et après la chute de l’Empire Perse, d’autres royaumes pratiquent le culte de Mithra, comme ceux d’Arménie et du Pont (situés dans l’actuelle Turquie).

Mithra hellénisé associé à Hélios et Apollon
Les rois de l’antique royaume du Pont revendiquent leur filiation à Mithra en prenant le nom de Mithridate qui signifie donné par Mithra. Enfin, au premier siècle avjc, certains éléments de la mythologie gréco-romaine se mêlent aux récits mythiques de Mithra. Hellénisé, on rapproche Mithra du Soleil Hélios et du dieu solaire Apollon…
MITHRA PROTECTEUR DES ROIS PARTHES
Dieu champion par excellence, Mithra devient le protecteur des souverains Parthes en Perse et en Mésopotamie. On rencontre Mithra sur les monuments d’Antiochos Ier (69 – 34 avjc) au royaume de Commagène. Sur une stèle sculptée, Mithra serre la main du roi du roi Antiochos Ier…

Culte royal de Mithra
De la Perse Achéménide à l’empire Parthe
À l’époque Achéménide (Ve siècle avjc – 330 avjc) en Perse, on organise déjà des célébrations publiques dites Les Mithrakana. Ces cérémonies consacrées à Mithra se déroulent alors avant l’hiver.
Le roi danse et s’enivre en l’honneur du dieu Mithra à qui l’on offre des sacrifices. On retrouve ensuite Mithra à l’honneur à l’époque de l’empire Parthe, vers 250 avjc- 224 apjc. Le culte royal de Mithra ne semble pas, à cette époque, fondé sur un rituel secret.
Le culte du Roi-Dieu
Antiochos Ier règne sur le Commagène, un royaume situé au Nord de la Syrie antique et de l’Euphrate après la chute de l’empire d’Alexandre le Grand. Les rois de Commagène revendiquent une filiation mythique à la fois grecque et perse, un mélange mythologique que l’on retrouve dans leur panthéon…



D’après le tombeau d’Antiochos Ier, Nemrut Dağ, roi du Commagène, reliefs de Mithra et Antiochos Ier et Antiochos Ier et Hercule ; Ier siècle avjc, actuelle Turquie, Orient Antique. (Marsailly/Blogostelle)
Les Romains reconnaissent Antiochos Ier comme roi et allié. Le souverain du royaume de Commagène instaure le culte du Roi-Dieu pour sa personne et pour ses ancêtres. Antiochos Ier érige aussi le vaste sanctuaire du Nemrut Dağ (Turquie actuelle).
NAISSANCE MIRACULEUSE DE MITHRA
Dans la mythologie mithriaque, on raconte la naissance miraculeuse de Mithra, né d’un rocher (petra natus). La roche renvoie à la symbolique de la grotte et de la caverne, parmi les plus anciens symboles de la Matrice et de la Terre-Mère. Par ailleurs, la roche exprime une pérennité immuable…

Le symbolisme de la pierre et de la caverne
La caverne comme la grotte sont des lieux symboles de la matrice et jouent un rôle essentiel dans les Mystères de Mithra. Selon une tradition rapportée par l’érudit Al-Bîrûni (Xe-XIe siècle, Afghanistan), le roi parthe se retire dans une caverne à la veille de son intronisation…
Le roi Parthe « né à nouveau » s’identifie à Mithra
Puis ses sujets viennent alors le vénérer comme un nouveau-né, un enfant d’origine surnaturelle. La naissance miraculeuse de Mithra se rattache aussi au thème du cosmocrate (maître du monde) sous son aspect rédempteur. Ainsi le nouveau roi Parthe, né à nouveau, s’identifie à Mithra…

Par ailleurs, les traditions arméniennes évoquent une caverne où s’enferme Meher, (Mihr, Mithra) pour en sortir une fois par an… On retrouve le thème de la caverne dans le monde spirituel chrétien sous la forme de la grotte de la Nativité de Bethléem qui s’emplit de Lumière…
La pierre génitrice – Petra genitrix
Le géant hourrite Ullikummi né de la Pierre
On connaît le mythe du géant Ullikummi, né de la Pierre, engendré par Kumarbi pour s’emparer du trône du dieu de l’Atmosphère. Mais en l’absence de textes sacrés hourrites retrouvés à ce jour, la plupart des mythes ancestraux anatoliens (actuelle Turquie) proviennent de versions mésopotamiennes et hittites.

Ces textes anciens mettent en lumière le mélange de mythes hittites, hourrites et mésopotamiens. L’ensemble des récits mythiques hourrites sont regroupés dans Le cycle de Kumarbi, un recueil de 5 textes (le chant de Kumarbi, le chant de l’argent personnifié, le chant de Lamma, le chant d’Hedammu et le chant d’Ullikummi)…
Cybèle, née de la Pierre
Dans la mythologie phrygienne, la naissance d’Agdistis se rattache au thème mythique de la Petra genitrix. Cette déesse monstrueuse naît de la pierre fécondée par la semence de Zeus.
L’aspect sauvage de la déesse Mère-Nature
Accompagnée de lions, cette divinité de l’antique Phrygie (Asie Mineure, Anatolie) incarne surtout la démesure de la Déesse-Mère dans sa toute-puissance sauvage.

Chez les Grecs, on honore cette déesse sous le nom de Cybèle, déesse-Mère et Mère des dieux. Divinité des cimes boisées à l’origine, Cybèle s’identifie aussi à la déesse archaïque anatolienne Kubaba.
Les fauves évoquent l’aspect sauvage de la Déesse Mère-Nature. Animaux sauvages et exotiques apparaissent aussi sans les représentations du cortège de Dionysos, symboles à la fois de sauvagerie et de puissance vitale.
La présence de Sol (dieu Soleil) et des symboles astraux de la Lune et du Soleil dans des représentations de Cybèle rappelle l’iconographie mithriaque. Par ailleurs, le lion est un animal souverain et solaire…

Voir aussi l’article Gaule Romaine. Les cultes orientaux de Cybèle, d’Isis et de Mithra se propagent en Occident
Cybèle, Magna Mater
Cybèle figure parmi les plus grandes déesses de l’Antiquité au Proche-Orient. Son nom rituel signifie caverne en phrygien. Elle incarne la Grande Mère, Magna Mater. On la nomme déesse du mont Ida ou l’Idéenne en Crète.
Encore, assimilée en Asie Mineure à la déesse grecque Rhéa, épouse de Cronos (Kronos), Cybèle apparaît comme la Mère des Dieux. Mais l’image de Cybèle et les pratiques liées à son culte, parfois empreintes de sauvagerie, diffèrent selon les contrées…

CULTE SOLAIRE DE MITHRA ET SOL
Très peu de textes sacrés mithriaques sont parvenus jusqu’à nous pour nous éclairer sur la mythologie et la doctrine des Mystères de Mithra. Par contre, des œuvres d’art peintes, sculptées ou composées en mosaïque évoquent l’univers spirituel mithriaque. Sous l’égide de Sol, Mithra immole le Taureau…
Une dimension cosmique dans le culte de Mithra
Des images de Mithra et des scènes mythiques
Seuls quelques écrits évoquent le culte mithriaque lui-même et décrivent la hiérarchie des grades initiatiques. Mais on peut appréhender le monde spirituel de Mithra grâce à l’iconographie des monuments et des créations artistiques…

L’iconographie des peintures et des sculptures antiques nous présente des images de Mithra et des scènes mythiques comme le Sacrifice du Taureau (Taurobole) et le Banquet Sacré consommé en commun par Sol et Mithra. Le mythe raconte le vol du taureau et son immolation par le dieu Mithra…
Inspiré par Sol, Mithra détourne la tête
Le plus souvent, la mise en scène de l’immolation du Taureau laisse supposer que Mithra agit à la demande du Soleil, Sol. On retrouve cet épisode mythologique représenté sur de très nombreux reliefs et peintures mithriaques.

Inspiré par Sol, Mithra détourne la tête au moment de sacrifier l’animal comme s’il agissait à contrecœur. Mithra saisit d’une main les naseaux de l’animal et de l’autre lui plante un couteau dans le flanc. Le récit raconte…
Du corps de la victime moribonde (le taureau sacrifié) naquirent toutes les herbes et les plantes salutaires… de sa moelle épinière germa le blé qui donne le pain et de son sang la vigne qui produit le breuvage sacré des mystères…
La caverne, le Soleil, la Lune, le zodiaque, le chiffre sept
Dans le culte mithriaque, l’immolation du Taureau se déroule dans une caverne en présence du Soleil et de la Lune. La dimension cosmique du sacrifice s’exprime aussi dans la symbolique du zodiaque et se rattache aux 12 signes astrologiques, aux 7 planètes et aux 7 jours.

L’univers mithriaque
Dans l’univers mithriaque, les 7 planètes et divinités sont : le Soleil – Hélios, Arès – Mars, la Lune – Séléné et Hécate, Hermès – Mercure, Zeus – Jupiter, Aphrodite – Vénus et Cronos (Kronos) -Saturne. On retrouve le chiffre 7 avec les 7 spires du serpent mithriaque. On rencontre encore les symboles des vents et des quatre saisons…
Le trio Mithra, Cautès, Cautopatès
Deux porteurs de torche
Sur les représentations mithriaques, deux porteurs de torches, Cautès et Cautopatès, assistent au sacrifice du taureau. Comme Mithra, ils sont coiffés du bonnet phrygien. Cautès, le Soleil Levant (ou Ascendant) et Cautopatès, le Soleil Couchant (ou Descendant), encadrent la scène de l’immolation du Taureau par Mithra…

Cycle solaire et solstices d’hiver et d’été
Cautès présente sa torche vers le haut, il incarne le Soleil Levant, la lumière montante de l’aurore et du jour. Cautopatès dirige sa torche vers le bas, il évoque le Soleil Couchant, la lumière descendante du crépuscule, l’obscurité de la nuit. Le symbolisme de Cautès et Cautopatès se rattache au cycle solaire et aux solstices d’hiver et d’été.
Le « triple Mithra » de Denys l’Aréopagite
Selon Mircea Eliade, Cautopatès et Cautès sont deux épiphanies (manifestations lumineuses) du Mithra solaire. Le pseudo-Denys l’Aréopagite (théologien chrétien vers 500) évoque la commémoration du triple Mithra par les mithriastes qu’il qualifie de Mages.

Le terme de mage renverrait à la fois à l’origine perse du culte de Mithra et à une tradition qui relierait les mages et le mithraïsme.
Le culte de Mithra célèbre la Lumière
Dans le culte de Mithra, les initiés célèbrent la Lumière, valorisent la force et aussi des notions telles que la fraternité, l’égalité et la loyauté. Ces idées séduisent les soldats romains, les commerçants et les voyageurs ayant découvert le culte de Mithra en Orient…
Comme dans d’autres sanctuaires de Mithra, dans le mithraeum de Bordeaux en Gaule Romaine, on installe des statues de Cautopatès et de Cautès sculptées dans le calcaire. On retrouve une même iconographie de culte de Mithra en Angleterre dans le mithraeum du mur d’Hadrien d’époque romaine…

Cape et bonnet phrygien à l’orientale
Là encore, Cautopatès tient sa torche baissée, symbole du soleil couchant, du crépuscule, de la nuit, de la saison sombre, de la mort. Cautès brandit sa torche vers le haut pour évoquer la Lumière, le soleil levant, le jour, la saison du renouveau…
Ces porteurs de torche sont vêtus à l’orientale, comme le dieu Mithra lui-même, et portent une cape et un bonnet phrygien peints en rouge. Sur les représentations que l’on rencontre en Gaule, Cautopatès et Cautès encadrent la scène du sacrifice du taureau par Mithra dit tauroctone. On appelle aussi cette image Taurobole.

Les Mystères de Mithra s’apparentent à un culte solaire qui tend vers le monothéisme et se rattache à la symbolique de la Lumière. Il comporte le sacrifice du Taureau, des rites, un repas rituel pris en commun, des références à l’astrologie… On vénère Mithra dans des grottes ou des sanctuaires souterrains. Seuls les adeptes masculins sont admis à l’initiation…
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Mithraeum Bordeaux : document PDF Simulacra Romae : Burdigala-Bilan de deux siècles de recherches et découvertes récentes à Bordeaux. bib.cervantesvirtual.com/portal/simulacraromae/libro/c13.pdf
REPÈRES CHRONOLOGIQUES. Époque gallo-romaine, 52 avjc – début IVe siècle – Édit de Milan de l’empereur Constantin en 313 : liberté religieuse et développement du Christianisme – Fin IVe siècle et Ve siècle : fin de l’Antiquité – invasions barbares. VIe siècle : débuts du Haut Moyen Âge.
