Le Sacré en Inde. L’excellence guerrière d’Arjuna, grand héros du Mahâbhârata, se rattache aux dieux Indra et Shiva

D'après le Mahâbhârata, mythologie hindoue, Histoire du Sacré. (Marsailly/Blogostelle) 

Arjuna, un archer exceptionnel 

Des épisodes du Mahâbhârata racontent encore comment Arjuna gagne la main de la princesse Draupadî, la mise à l’épreuve d’Arjuna par Shiva, le sacre de Yudhishthira, la révélation de la nature divine de Krishna, l’exil des Pandava après une fatidique partie de dés, le séjour incognito des Pandava à la cour du roi Virâta… Arjuna, fils d’Indra, apparaît comme le plus valeureux des cinq frères Pandava. L’Ascèse d’Arjuna, le dieu Shiva et La Descente du Gange apparaissent sur les reliefs de Mahâbalipuram…

Par Maryse Marsailly (@blogostelle) –
– Dernière mise à jour octobre 2023 – 

D’après Arjuna et Draupadî, Mahâbhârata, Arjuna tire dans l'œil d'un poisson et obtient la main de Draupadî, Kalighat, Calcutta, Inde ancienne. (Marsailly/Blogostelle) 
D’après Arjuna et Draupadî, Mahâbhârata, Arjuna tire dans l’œil d’un poisson et obtient la main de Draupadî, Kalighat, Calcutta, Inde ancienne. (Marsailly/Blogostelle) 

Le MahâbhârataUne épopée mythique sacrément compliquée (1), L’excellence guerrière d’Arjuna se rattache aux dieux Indra et Shiva (2) Au cœur du Mahâbhârata, Krishna enseigne à Arjuna la Bhagavad-Gîtâ, chant poétique et mystique (3).

ARJUNA CONQUIERT LA MAIN DE DRAUPADÎ

À l’issue d’un concours d’adresse au tir à l’arc, Arjuna gagne la main de Draupadî qui devient l’épouse des cinq frères Pandava. Modèle exemplaire du guerrier et du souverain, Arjuna personnifie aussi la recherche de la sagesse et la pratique de l’ascèse. La princesse Draupadî s’identifie à Lakshmî, compagne du dieu salvateur Vishnu et déesse ancestrale de l’abondance…

D’après le mariage d’Arjuna et Draupadî, épouse des cinq frères Pandava, Mahâbhârata, atelier Purkhu, école Kangra, pigment et rehauts d’or, 1820, Himachal Pradesh, Inde du Nord. (Marsailly/Blogostelle) 
D’après le mariage d’Arjuna et Draupadî, épouse des cinq frères Pandava, Mahâbhârata, atelier Purkhu, école Kangra, pigment et rehauts d’or, 1820, Himachal Pradesh, Inde du Nord. (Marsailly/Blogostelle) 

Arjuna remporte une épreuve de tir à l’arc

Suite à une première attaque Kaurava par le feu à laquelle ils réchappent, les Pandava se cachent dans la forêt en habits de brahmanes.

Puis les cinq frères assistent incognito à un “svayaṃvara”, un rassemblement réunissant des rois et des princes de hautes castes parmi lesquelles une jeune fille choisit son futur époux. De nombreux prétendants tentent de gagner la main de la princesse Draupadî, fille du roi de Panchala, Drupada.

D’après le héros Arjuna et son arc, Mahâbhârata, temple Hoysaleswara dédié à Shiva et Pârvatî, XIIe siècle, dynastie Hoysala, Halebid, Karnataka, Inde du Sud. (Marsailly/Blogostelle) 
D’après le héros Arjuna et son arc, Mahâbhârata, temple Hoysaleswara dédié à Shiva et Pârvatî, XIIe siècle, dynastie Hoysala, Halebid, Karnataka, Inde du Sud. (Marsailly/Blogostelle) 

En principe Draupadî doit choisir son époux, mais son père, le roi Drupada, décide de mettre à l’épreuve au tir à l’arc les prétendants à la main de sa fille. Drupada mise en secret sur la victoire d’Arjuna, réputé pour son adresse et sans rival après la mise à l’écart de son frère Karna.

En outre, pour le roi du Panchala, il n’est pas question pour Draupadî d’épouser un « fils d’un charretier ». Karna, fils de Kuntî et du dieu Soleil Sûrya, élevé par un charretier après sa naissance, n’est pas reconnu par la caste royale Pandava descendante de Pandu…

D’après le tir à l’arc d’Arjuna pour conquérir Draupadî, sculpture, temple Chennakesava, XIIIe siècle, empire Hoysala, Belur, Karnataka, Inde ancienne. (Marsailly/Blogostelle)
D’après le tir à l’arc d’Arjuna pour conquérir Draupadî, sculpture, temple Chennakesava, XIIIe siècle, empire Hoysala, Belur, Karnataka, Inde ancienne. (Marsailly/Blogostelle)

Pour gagner la main de Draupadî, les prétendants doivent tirer à l’arc et viser, à l’aide d’un miroir, l’œil d’un poisson installé sur une plate-forme tournante. Excellent archer, seul Arjuna réussit cet exploit…

Draupadî devient l’épouse des cinq frères Pandava 

Arjuna sort donc vainqueur du défi au tir à l’arc et gagne la main de Draupadî. Arjuna partage son épouse avec ses frères Pandava dans un mariage polyandrique. Cependant, les cousins Kaurava, eux aussi, convoitaient la princesse Draupadî…

D’après Les Pandava à la cour royale de Drupada, père de Draupadî, miniature,  1775-1800, aquarelle et or sur papier, Kangra, Himachal Pradesh ; et Les cinq frères Pandava et Draupadî, temple de Vishnu Dashavatara, panneau de Draupadî, style Gupta, début VIe siècle, Deogarh, Uttar Pradesh ; Mahâbhârata, Inde ancienne. (Marsailly/Blogostelle) 

Dashavatara désigne les dix avatars de Vishnu, le préservateur. Dans la mythologie hindoue, Vishnu descend sur Terre sous la forme de divers avatars pour restaurer l’ordre cosmique…

D’après Draupadî, épouse des cinq frères Pandava, "Divinités indiennes", deux albums-195 illustrations, 1720-1730, Andhra Pradesh-Karnataka, XVIIIe siècle, Inde ancienne. (Marsailly/Blogostelle)
D’après Draupadî, épouse des cinq frères Pandava, « Divinités indiennes », deux albums-195 illustrations, 1720-1730, Andhra Pradesh-Karnataka, XVIIIe siècle, Inde ancienne. (Marsailly/Blogostelle)

Draupadî aura un enfant avec chacun de ses époux Pandava, donnant naissance aux Draupadeya, “fils de Draupadî”. Les cinq fils de Draupadî sont Prativindhya fils de Yudhiṣṭhira, Sutasoma fils de Bhîma, Śrutakîrti (chrutakîrti) ou Śrutakarman (chrutakarman) fils d’Arjuna, Śatânîka (Shrutasena) fils de Nakula et Śrutasena (chatânîka) fils de Sahadeva.

Par ailleurs, les frères Pandava contractent d’autres mariages. Ainsi, Arjuna a un autre fils, Abhimanyu, avec la sœur de Krishna, Subhadrâ.

D’après les cinq Pandava, Yudhishthira, Bhîma, Arjuna, Nakula et Sahadeva, leur épouse Draupadî, et un roi désigné comme Aruroha, Mahâbhârata, vers 1740, peinture attribuée à Manaku, école Basohli, Punjab Hills, Inde du Nord. (Marsailly/Blogostelle) 
D’après les cinq Pandava, Yudhishthira, Bhîma, Arjuna, Nakula et Sahadeva, leur épouse Draupadî, et un roi désigné comme Aruroha, Mahâbhârata, vers 1740, peinture attribuée à Manaku, école Basohli, Punjab Hills, Inde du Nord. (Marsailly/Blogostelle) 

Dans le Mahâbhârata, Draupadî la princesse à la peau sombre, dite “la Noire” (“Krsna” ou Krishna signifie noir), joue un rôle important sur le déroulement des événements. Parmi tous les prétendants de Draupadî, le héros Arjuna est le seul à réussir à tendre un arc fabuleux. Draupadî devient ainsi l’épouse d’Arjuna et de ses frères Pandava. 

Draupadî, fille de Drupada “aux cinq maris”, incarne la beauté, la splendeur et la grâce. Draupadî peut s’identifier à Lakshmî, déesse ancestrale de la fertilité, de l’abondance et de la prospérité, compagne et Shakti du dieu salvateur Vishnu. “Shakti” signifie à la fois parèdre et énergie féminine créatrice d’un dieu…

D’après Vishnu et Lakshmî, parèdre (shakti) de Vishnu, déesse de la fertilité et de la prospérité, vers 1780, aquarelle, école Pahari, Haut Penjab, Inde du Nord. (Marsailly/Blogostelle) 
D’après Vishnu et Lakshmî, parèdre (shakti) de Vishnu, déesse de la fertilité et de la prospérité, vers 1780, aquarelle, école Pahari, Haut Penjab, Inde du Nord. (Marsailly/Blogostelle) 

Arjuna, fils du dieu Indra

Demi-dieu et héros, Arjuna est le fils du dieu Indra et de Kuntî, épouse de Pându. Fils d’Indra, dieu guerrier védique de l’Orage qui réunit en lui les puissances spirituelles du Feu et de l’Eau, Arjuna est réputé pour son excellence guerrière et au tir à l’arc.

Grâce à ce talent, Arjuna obtient la main de Draupadî, comme le prince Râma conquiert la main de Sîtâ en maîtrisant l’arc prodigieux de Shiva dans le Râmâyana… 

Voir aussi les articles Le Râmâyana célèbre les exploits du prince Râma et Râma, héros divinisé du Râmâyana, libère le monde des démons

Le récit mythique du Mahâbhârata précise encore que le dieu Shiva, après avoir mis à l’épreuve Arjuna dans un combat, reconnaît ses mérites et lui donne une arme divine nommée “pâshupata” (“tête-de-l’immensité”) qui rend Arjuna invincible.

D’après Arjuna haut perché visant un sanglier, Shiva et sa parèdre Parvatî, et Kirata (Shiva Chasseur), gouache et or, 1820, Deccan – Andhra Pradesh ou Tamil Nadu, Inde du Sud. (Marsailly/Blogostelle) 

Une illustration montre Kirata (Shiva Chasseur) et Shiva et Parvati donnant le pâshupata magique à Arjuna, l’arme qui permettra au héros Pandava de vaincre les Kaurava. 

L’ASCÈSE D’ARJUNA 

Arjuna, grand héros du Mahâbhârata, apparaît comme le plus courageux des cinq frères Pandava et le modèle exemplaire du guerrier et du souverain. Arjuna qui bénéficie de l’enseignement de Krishna dans la Bhagavad-Gîtâ personnifie aussi la recherche de la sagesse. Sculptée dans la pierre, la pratique de l’ascèse par Arjuna apparaîtrait sur les reliefs de Mahâbalipuram…

D’après L’Ascèse d'Arjuna -Descente du Gange, roche sculptée, Mahâbalipuram, dynastie Pallava, VIIe-VIIIe siècle, Tamil Nadu, Inde ancienne. (Marsailly/Blogostelle) 
D’après L’Ascèse d’Arjuna -Descente du Gange, roche sculptée, Mahâbalipuram, dynastie Pallava, VIIe-VIIIe siècle, Tamil Nadu, Inde ancienne. (Marsailly/Blogostelle) 

L’Ascèse d’Arjuna – La Descente du Gange

Selon les auteurs, les images sculptées des immenses reliefs de Mahâbalipuram, au Tamil Nadu, dans le Sud de l’Inde, représentent La Descente du Gange (V. Goloubew et G. Jouveau-Dubreuil). 

D’autres auteurs y voient L’Ascèse (ou La Pénitence) d’Arjuna (J. Fergusson et A. K. Coomaraswamy). Mais il n’est pas exclu que cette grandiose composition renvoie à ces deux thèmes mythiques à la fois… 

D’après Shiva et son arme divine, et ascète, Mahâbalipuram, Ascèse d'Arjuna-Descente du Gange, dynastie Pallava, VIIe-VIIIe siècle, Tamil Nadu, Inde ancienne. (Marsailly/Blogostelle)
D’après Shiva et son arme divine, et ascète, Mahâbalipuram, Ascèse d’Arjuna-Descente du Gange, dynastie Pallava, VIIe-VIIIe siècle, Tamil Nadu, Inde ancienne. (Marsailly/Blogostelle)

Les scènes sculptées de Mahâbalipuram décrivent des forêts et des contrées sauvages, peut-être celles de l’Himalaya. Le mont Kailash dans l’Himalaya est la demeure de Shiva, grand dieu transformateur. 

L’Himalaya est un lieu où Arjuna, comme d’autres sages, pratiquent l’ascèse tels les anciens rishis. La composition de cette immense fresque sculptée (27 mètres de long sur 9 mètres de haut) reposerait sur les personnages d’Arjuna en ascète yogi et de Shiva.

Des nagas, déités serpents des eaux et de la fertilité, diverses divinités, des ascètes, des bergers et des animaux se déploient autour de Shiva armé de son arme magique Pâshupata.

D’après La Pénitence d'Arjuna, sanctuaire sculpté, Mahâbalipuram, Ascèse d'Arjuna - Descente du Gange, dynastie Pallava, VIIe-VIIIe siècle, Tamil Nadu, Inde ancienne. (Marsailly/Blogostelle) 
D’après La Pénitence d’Arjuna, sanctuaire sculpté, Mahâbalipuram, Ascèse d’Arjuna – Descente du Gange, dynastie Pallava, VIIe-VIIIe siècle, Tamil Nadu, Inde ancienne. (Marsailly/Blogostelle) 

On aperçoit aussi un petit sanctuaire auprès de la faille centrale qui symboliserait le Gange, fleuve sacré dont la source se trouve dans l’Himalaya. Selon la tradition mythique, Shiva met Arjuna à l’épreuve, reconnaît sa valeur et lui donne l’arme divine qui rend le héros invincible…

Dans le Mahâbhârata, Gangâ, mère de l’ancêtre Bhîsma, est qualifiée de “meilleure des rivières, née de toutes les eaux sacrées”. La mythologie du Gange, qui se rattache à la trinité hindoue suprême Brahmâ, Vishnu et Shiva, le sanctifie comme fleuve sacré, dont les eaux purifient les corps et libèrent les âmes des défunts. 

D’après L’Ascèse d'Arjuna - Descente du Gange, Mahâbalipuram, dynastie Pallava, VIIe-VIIIe siècle, Tamil Nadu, Inde ancienne. (Marsailly/Blogostelle) 
D’après L’Ascèse d’Arjuna – Descente du Gange, Mahâbalipuram, dynastie Pallava, VIIe-VIIIe siècle, Tamil Nadu, Inde ancienne. (Marsailly/Blogostelle) 

Il existe différentes versions mythiques qui évoquent Gangâ, déesse du Gange purificatrice. L’une d’elles relate comment Vishnu, touché par la beauté de la musique jouée à la flûte par Shiva, s’installe pour l’écouter.

Les pieds de Vishnu commencent alors à fondre. Le dieu Brahmâ en recueille le précieux liquide et crée ainsi le Gange, un fleuve nommé aussi Vishnu-Padi (“né-des-pieds-de-Vishnu”)…

D’après la déesse Gangâ sur son makara, terre cuite, Ve siècle, période Gupta, Ahichchhatra, Uttar Pradesh, Inde ancienne. Mus natio Delhi  (Marsailly/Blogostelle)
D’après la déesse Gangâ sur son makara, terre cuite, Ve siècle, période Gupta, Ahichchhatra, Uttar Pradesh, Inde ancienne. Mus natio Delhi  (Marsailly/Blogostelle)

Un autre récit raconte que la descente du Gange serait due à un dénommé Bhagîratha. Ce rishi entreprend une ascèse  très longue, priant Vishnu afin que la déesse Gange descende du Ciel pour purifier les cendres de ses indignes grands -oncles.

Au commencement, le Gange coule dans le monde céleste. Mais la Terre se trouve recouverte par les cendres des fils de Sagar, dont les rites funéraires ne sont pas accomplis. Le rishi Bhagîratha prie les dieux pour que des eaux purifiantes lavent la Terre.

Les dieux donnent l’ordre à Gangâ de se rendre sur Terre. Mais la déesse risque d’inonder la Terre entière de ses flots tumultueux. Inquiets, les dieux s’adressent à Pârvatî, épouse et shakti de Shiva, pour que le grand dieu intervienne.

D’après Shiva canalisant les flots du Gange dans sa chevelure, 1740, aquarelle et or, folio d'un manuscrit hindi du saint Narayan, Guler, Bathu, Himachal Pradesh, Inde du Nord. (Marsailly/Blogostelle)
D’après Shiva canalisant les flots du Gange dans sa chevelure, 1740, aquarelle et or, folio d’un manuscrit hindi du saint Narayan, Guler, Bathu, Himachal Pradesh, Inde du Nord. (Marsailly/Blogostelle)

Shiva, en méditation sur le mont Kailasa, emprisonne alors Gangâ dans ses cheveux. Pour atténuer la puissante descente du fleuve, Shiva fait passer le Gange dans sa chevelure pour canaliser le tumulte de ses eaux. Après plusieurs années de captivité dans la chevelure de Shiva, Gangâ finit par s’assagir et peut descendre sur Terre sans risque… 

Bhagîratha guide Gangâ à travers l’Inde, où elle se divise en de nombreuses rivières. Ainsi, la déesse fertilise la terre et lave les cendres des ancêtres du roi Sagara dans ses eaux sacrées.

Du dieu de l’Orage Indra, ancestral souverain du panthéon védique, à Shiva et à Vishnu, il semble que le Mahâbhârata forme un pont qui relie le védisme et l’hindouisme grâce aux aventures d’Arjuna initié par Krishna, incarnation de Vishnu… 

D’après La Trimurti hindoue, Brahmâ, Vishnu et Shiva, accompagnés de leurs parèdres Sarasvatî, Lakshmî et Parvatî, 1770, artistes locaux, Guler, Himachal Pradesh, Inde du Nord. (Marsailly/Blogostelle)
D’après La Trimurti hindoue, Brahmâ, Vishnu et Shiva, accompagnés de leurs parèdres Sarasvatî, Lakshmî et Parvatî, 1770, artistes locaux, Guler, Himachal Pradesh, Inde du Nord. (Marsailly/Blogostelle)

Shiva et Vishnu, discrètes divinités à l’époque des Véda, deviennent de grandes divinités par la suite dans l’hindouisme. Avec Brahmâ, Vishnu et Shiva forment la Trimurti, symbole de la triple manifestation de Brahmâ en tant que principe suprême : Brahmâ le Créateur, Vishnu le Préservateur et Shiva le Transformateur…

LES PANDAVA CONTRAINTS À L’EXIL

Des épisodes du Mahâbhârata racontent encore le sacre du Pandava Yudhishthira, la révélation de la nature divine de Krishna, comment les Pandava sont contraints à l’exil après une fatidique partie de dés, la mise à l’épreuve d’Arjuna qui reçoit ses armes divines, le séjour incognito des Pandava à la cour de Virâta…

Le concours d’adresse pour gagner la main de la princesse Draupadî révèle aux Kaurava que les Pandava sont bien vivants. Le roi Kaurava Dhritarâshtra fait alors revenir ses neveux Pandava et Draupadî et décide de diviser le royaume en deux.

D’après L’entrée de Yudhishthira et son cortège dans la capitale Hastinâpura, Mahâbhârata, Ramanarayanadatta astri, Inde ancienne. (Marsailly/Blogostelle) 
D’après L’entrée de Yudhishthira et son cortège dans la capitale Hastinâpura, Mahâbhârata, Ramanarayanadatta astri, Inde ancienne. (Marsailly/Blogostelle) 

De retour à Hastinâpura, Yudhishthira, l’aîné Pandava, se voit attribuer la moitié du royaume de la lignée Kuru (descendant de Bhârata) scindé par son oncle. 

Indraprastha, somptueuse capitale Pandava

Mais le fils envieux de Dhritarâshtra, Duryodhana, fait en sorte que la capitale Hastinâpura et les meilleures terres reviennent bien sûr aux Kaurava. Les Pandava doivent se contenter de terres désolées…

Cependant, les Pâṇḍava les transforment en terres prospères. La somptueuse capitale Indraprastha, bâtie par Yudhishthira, ravive la jalousie de Duryodhana. Duryodhana influence son père Dhritarâshtra pour saisir l’occasion de dépouiller ses cousins Pandava et mettre la main sur leurs richesses.

D’après la capitale Pandava, Indraprastha, admirée par Arjuna et Krishna, Mahâbhârata, illustration Jijithnr sur Wikipédia anglais. (Marsailly/Blogostelle)
D’après la capitale Pandava, Indraprastha, admirée par Arjuna et Krishna, Mahâbhârata, illustration Jijithnr sur Wikipédia anglais. (Marsailly/Blogostelle)

Yudhishthira, l’aîné des frères Pandava devient riche et puissant à la suite de victorieuses conquêtes. À Indraprastha, grandiose capitale de son royaume, on prépare son sacre. Rituel d’intronisation et sacrifice védique “râjasûya” confèrent à Yudhishthira le titre de “monarque universel”.

De nombreux souverains sont conviés aux cérémonies… Après la guerre avec les Kaurava et la victoire des Pandava, Yudhishthira deviendra le roi d’Indraprastha et d’Hastinâpura, ancestrale capitale royale de la lignée Kuru-Bhârata…

D’après le roi Yudhishthira effectuant le sacrifice Râjasûya, 1825-1850, aquarelle et or, folio d'une série Bhâgavata Purana, Kangra, Himachal Pradesh, Inde du Nord.  (Marsailly/Blogostelle)
D’après le roi Yudhishthira effectuant le sacrifice Râjasûya, 1825-1850, aquarelle et or, folio d’une série Bhâgavata Purana, Kangra, Himachal Pradesh, Inde du Nord.  (Marsailly/Blogostelle)

La cérémonie du sacre de Yudhishthira se déroule dans un fabuleux palais construit sur l’ordre de Krishna par Maya (ou Mayasura), démon architecte, à qui l’on attribue aussi la construction de la capitale des Pandava, Indraprastha… 

Dans le Mahâbhârata, le démon (asura) Maya, sauvé de l’incendie de la forêt Khândaka, travaille pour les Pandava. “Maya, sauvé des flammes par Arjuna et Krishna, leur avait demandé ce qu’ils désiraient en retour ”…

Arjuna et Krishna le chargèrent alors “de construire un palais pour Yudhishthira et ses frères…” (Idées religieuses et sociales de l’Inde ancienne d’après les légendes du Mahâbhârata (Sabhâ-Parvan), par Alfred Roussel 1849-1921, BNF)

D’après Arjuna et Krishna ordonnant au démon Mayasura de construire un palais pour les Pandava, Mahâbhârata, Ramanarayanadatta astri, Inde. (Marsailly/Blogostelle) 
D’après Arjuna et Krishna ordonnant au démon Mayasura de construire un palais pour les Pandava, Mahâbhârata, Ramanarayanadatta astri, Inde. (Marsailly/Blogostelle) 

Par ailleurs, dans le Râmâyana, l’asura Maya, présenté comme le créateur de la magie, est le beau-père de Ravana, roi-démon à dix têtes vaincu par le prince Râma. Son nom évoque celui de “la mâyâ”, magie divine définie dans l’hindouisme comme “illusion cosmique” ou “irréalité” qui peut troubler l’ordre cosmique. 

Au cours des festivités, Yudhishthira honore Krishna ce qui met le roi de Chedi, Shishupâla, très en colère considérant Krishna comme « un simple vacher ». L’ancêtre Bîshma, redoutable guerrier, insulté lui aussi, ne parvient pas à calmer sa fureur. Krishna calme Bîshma et finit par décapiter Shishupâla à l’aide de son disque-chakra, libérant son âme.

D’après Krishna et une possible évocation de Shishupâla, roi de Chedi, Sabha parvan du Mahâbhârata, vers 1850, gouache sur papier, album de 82 divinités hindoues, Tamil Nadu, Inde du Sud. (Marsailly/Blogostelle) 
D’après Krishna et une possible évocation de Shishupâla, roi de Chedi, Sabha parvan du Mahâbhârata, vers 1850, gouache sur papier, album de 82 divinités hindoues, Tamil Nadu, Inde du Sud. (Marsailly/Blogostelle) 

Shishupâla est foudroyé. Puis une vapeur lumineuse émane de son corps et vient se prosterner devant Krishna avant de s’absorber en sa divinité, ainsi révélée à l’assemblée. Face à cet événement surnaturel et merveilleux, des rois et des sages viennent à leur tour révérer Krishna… 

Une fatidique partie de dés pour Yudhishthira

De son côté, le chef de file Kaurava, Duryodhana, prépare un piège pour prendre le contrôle du royaume Pandava et de sa riche capitale Indraprastha. 

Profitant de la faiblesse de Yudhishthira pour le jeu de dés, Duryodhana invite son cousin Pandava dans la capitale de son royaume, Hastinâpura, pour participer à une partie de dés. Yudhishthira accepte et joue contre Shakuni, l’oncle de Duryodhana, redoutable tricheur qui pipe les dés…

D’après Le jeu de dés fatidique, Mahâbhârata, 1599, artiste Sangha-Shankara (?), Razmnâma, manuscrit commandité par l’empereur Akbar, XVIe siècle, Inde Moghole.  (Marsailly/Blogostelle) 
D’après Le jeu de dés fatidique, Mahâbhârata, 1599, artiste Sangha-Shankara (?), Razmnâma, manuscrit commandité par l’empereur Akbar, XVIe siècle, Inde Moghole.  (Marsailly/Blogostelle) 

C’est ainsi que Yudhishthira perd tous ses biens et son royaume au jeu. Il va même jusqu’à parier sur ses propres frères, lui-même et Draupadî son épouse. Les Pandava sont condamnés à la servitude, moqués par les Kaurava et Karna, le fils Pandava mis à l’écart et devenu l’ami et l’allié de Duryodhana… 

Des miniatures représentent la partie de dés fatidique pour Yudhishthira et les Pandava qui perdent alors leurs possessions, leur royaume et leur liberté, contraints finalement à l’exil durant treize ans. 

D’après Le jeu de dés fatidique et Le Déshabillage de Draupadî, Mahâbhârata, 1599, artiste Sangha-Shankara (?), Razmnâma,  manuscrit commandité par l’empereur Akbar, Inde Moghole.  (Marsailly/Blogostelle) 

Draupadî tente de résister et demande comment Yudhishthira, déjà perdu lui-même, peut-il parier son épouse?  Le Kaurava Dushasana s’empare de Draupadî pour l’humilier et la dévêtir devant la cour.

Mais Krishna intervient et sauve l’honneur de Draupadî, dont l’habit se déploie miraculeusement en des longueurs infinies de tissu, empêchant ainsi Dushasana d’arriver à ses fins…

D’après Le Déshabillage de Draupadî par Dushasana, Mahâbhârata, aquarelle et or, école Basohli, attribuée à Nainsukh, 1760 -1765, Guler, Himachal Pradesh, Inde du Nord. (Marsailly/Blogostelle) 
D’après Le Déshabillage de Draupadî par Dushasana, Mahâbhârata, aquarelle et or, école Basohli, attribuée à Nainsukh, 1760 -1765, Guler, Himachal Pradesh, Inde du Nord. (Marsailly/Blogostelle) 

Les Pândava condamnés à l’exil

Le roi Kaurava Dhritarâshtra, indigné par ce qui se passe, décide de rendre tous ses biens à son neveu Yudhishthira. Mais Yudhishthira aime le jeu… et se laisse tenter par une nouvelle partie de dés. Une fois encore Yudhishthira perd tout.

Cette fois, Draupadî intervient auprès de Dhritarâshtra. La déchéance en esclavage attendue des Pandava se transforme en exil pour une durée de douze ans, assortis d’une treizième années durant laquelle ils devront vivre cachés, restant incognito, sous peine de mort.

D’après le roi Virâta et Yudhishthira déguisé en brahmane sous le nom de Kanka, Mahâbhârata, 1670, aquarelle et or, épisode du Virâta Parva, Karnataka, Inde ancienne.  (Marsailly/Blogostelle) 
D’après le roi Virâta et Yudhishthira déguisé en brahmane sous le nom de Kanka, Mahâbhârata, 1670, aquarelle et or, épisode du Virâta Parva, Karnataka, Inde ancienne.  (Marsailly/Blogostelle) 

Au terme de cet accord, les Pandava retrouveront leurs possessions perdues. Les Pândava  bannis de leur royaume quittent leur capitale accompagnés de leur épouse Draupadî, très déçue par leur faiblesse.

Au cours de leur exil dans la forêt, les Pândava rencontrent des sages, réalisent des pèlerinages, subissent des épreuves et traversent des aventures… 

Le sage Mârkandeya conte aux Pandava des récits mythiques, dont celui de Râma, considéré dans l’hindouisme comme le septième avatar de Vishnu, prince héroïque du Râmâyana … 

Voir aussi les articles Le Râmâyana célèbre les exploits du prince Râma et Râma, héros divinisé du Râmâyana, libère le monde des démons

D’après Les Pandava et Draupadî en exil dans la forêt, rendant hommage au sage Vyâsa, Mahâbhârata de Ramanarayanadatta astri, Inde. (Marsailly/Blogostelle)
D’après Les Pandava et Draupadî en exil dans la forêt, rendant hommage au sage Vyâsa, Mahâbhârata de Ramanarayanadatta astri, Inde. (Marsailly/Blogostelle)

Les cinq frères Pandava, Bhîma, Yudhiṣṭhira, Arjuna, Nakula et Sahadeva, passent leurs années d’exil à vivre reclus dans les forêts. La légende raconte encore que l’un de leurs lieux de repos était Bhimbetka, un site d’abris rocheux situé dans le Madhya Pradesh. Bhim Baithaka signifie “l’endroit où Bhîma était assis”.

De son côté, Arjuna s’absente un temps… Le dieu Shiva le met à l’épreuve. Après avoir reconnu ses mérites le dieu lui donne « pâshupata », une arme magique divine qui le rend invincible. En outre, Arjuna reçoit de son père Indra, dieu guerrier de l’Orage, son char et des armes.

D’après une Apsara, nymphe céleste du Paradis d'Indra, début XIIe siècle, grès, Uttar Pradesh, Inde du Nord. (Marsailly/Blogostelle) 
D’après une Apsara, nymphe céleste du Paradis d’Indra, début XIIe siècle, grès, Uttar Pradesh, Inde du Nord. (Marsailly/Blogostelle) 

Mais dans la cité du dieu Indra, Amaravâtî, Arjuna contrarie une apsara qui prononce une malédiction contre lui. Arjuna perd sa virilité durant un an… Les Apsaras sont des nymphes célestes nées lors du barattage de la Mer de Lait. Ces danseuses et musiciennes enchantent les dieux du paradis d’Indra par leurs danses gracieuses et leurs chants. 

Voir aussi l’article Le Barattage de la Mer de Lait, récit cosmogonique hindou

La cour du roi Virâta 

Arjuna met à profit cette situation délicate au cours de la dernière année où il doit vivre caché. Ainsi, le héros se fait passer pour un professeur de danse efféminé à la cour de Virâta, roi du royaume Matsya (“poisson”). Draupadî et ses frères Pandava rejoignent Arjuna et trouvent aussi à se faire employer incognito, chacun jouant son rôle…

D’après le roi Virâta et Yudhishthira déguisé en brahmane sous le nom de Kanka, détail, Mahâbhârata, 1670, aquarelle et or, épisode du Virâta Parva, Karnataka, Inde ancienne.  (Marsailly/Blogostelle) 
D’après le roi Virâta et Yudhishthira déguisé en brahmane sous le nom de Kanka, détail, Mahâbhârata, 1670, aquarelle et or, épisode du Virâta Parva, Karnataka, Inde ancienne.  (Marsailly/Blogostelle) 

Yudhishthira se présente en brâhmane habile au jeu sous le nom de Kanka (“héron”), Bhîma se fait embaucher comme cuisinier, Nakula et Sahadeva s’occupent des chevaux et des bovins du roi. Draupadî entre au service de la reine Sudeshnâ. 

Les Pândava et Draupadî restent très discrets entre eux pour ne pas éveiller les soupçons sur leur véritable identité. Le Livre de Virâta (Virâta Parva) du Mahâbhârata raconte la treizième année d’exil des Pandava, obligés de vivre incognito à la cour du roi Virâta… 

D’après Draupadî et la reine Sudeshnâ la  cour de Virâta, Mahâbhârata, 1670, aquarelle, encre et or, Karnataka, Inde ancienne.  (Marsailly/Blogostelle) 
D’après Draupadî et la reine Sudeshnâ la  cour de Virâta, Mahâbhârata, 1670, aquarelle, encre et or, Karnataka, Inde ancienne.  (Marsailly/Blogostelle) 

Mais deux événements troublent la tranquillité des Pandava durant leur séjour incognito à la cour du roi Virâta. Le  commandant en chef de l’armée royale, Kîchaka, devient trop entreprenant auprès de Draupadî. Bhîma, le plus fort des frères Pandava, fils de Vâyu dieu du Vent, tue Kîchaka pour l’honneur de Draupadî. 

L’année d’exil des Pandava semble alors toucher à sa fin… quand les Kaurava organisent une attaque pour voler les vaches du roi Virâta, considéré comme un ennemi.

Pour défendre Virâta, Arjuna doit abandonner son personnage efféminé et se battre, révélant ainsi sa véritable identité au jeune prince qui doit conduire l’armée. Le prince et Arjuna remportent la bataille…

D’après Abhimanyu à la chasse dans la forêt, fils d'Arjuna et Subhadrâ, sœur de Krishna, Mahâbhârata, 1885, aquarelle, Maharashtra, Inde ancienne. (Marsailly/Blogostelle)
D’après Abhimanyu à la chasse dans la forêt, fils d’Arjuna et Subhadrâ, sœur de Krishna, Mahâbhârata, 1885, aquarelle, Maharashtra, Inde ancienne. (Marsailly/Blogostelle)

Pour remercier le héros de son aide, le roi Virâta veut lui donner sa fille Uttarâ comme épouse. Mais Arjuna la marie à son fils Abhimanyu (fils d’Arjuna et de Subhadrâ, neveu de Krishna). Les prouesses accomplies, l’identité d’Arjuna est dévoilée aux yeux de tous au terme des treize années d’exil…

Mais la querelle entre Pandava et Kaurava se poursuit et aboutit à une guerre d’anéantissement. Soutenus par Krishna qui leur enseigne la Bhagavad-Gîtâ, les valeureux Pandava finissent par reconquérir leur royaume. Arjuna incarne à la fois le guerrier exemplaire et le héros confronté au doute en quête de sagesse…

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RÉCITS MYTHIQUES HINDOUS. 1. Le Barattage de la Mer de Lait, récit cosmogonique hindou – 2. Le Râmâyana célèbre les exploits du prince Râma et Râma, héros divinisé du Râmâyana, libère le monde des démons – 3. Le Mahâbhârata une épopée mythique sacrément compliquée ; L’excellence guerrière d’Arjuna, grand héros du Mahâbhârata, se rattache aux dieux Indra et Shiva et Au cœur du Mahâbhârata, Krishna enseigne à Arjuna la Bhagavad-Gîtâ, chant poétique et mystique (3)

Sommaire HISTOIRE DU SACRÉ

REPÈRES CHRONOLOGIQUES. Au cours de l’époque védique, entre 1500 avjc et le IIIe siècle avjc, sont rédigés en sanskrit : le Rig-Veda, les Brâhmana et les Upanishad (qui constituent le Vedanta). Et aussi de tradition védique : le Barattage de la Mer de Lait et le Mahâbhârata (IVe siècle avjc – IVe siècle), qui comprend La Bhagavad-Gîtâ (IVe – IIIe siècle avjc). Plus tardif : le Râmâyana, poème en sanscrit (IIIe siècle avjc – IIIe siècle). 

Le Mahâbhârata comprend dix-huit « parva » (chapitres ou livres). 1. Adiparvan – Le Livre des commencements. 2. Sabhaparvan – Le Livre de l’assemblée. 3. Aranyakaparvan – Le Livre de la forêt. 4. Virataparvan – Le Livre de Virâta. 5. Udyogaparvan – Le Livre des préparatifs. 6. Bhishmaparvan – Le Livre de Bhîsma. 7. Dronaparvan – Le Livre de Drona. 8. Karnaparvan – Le Livre de Karna. 9. Shalyaparvan – Le Livre de Shalya. 10. Sauptikaparvan – Le Livre de l’attaque nocturne. 11. Striparvan – Le Livre des femmes. 12. Shantiparvan – Le Livre de l’apaisement. 13. Anushasanaparvan – Le Livre de l’enseignement. 14. Ashvamedhikaparvan – Le Livre du sacrifice royal. 15. Ashramavasikaparvan – Le Livre du séjour en forêt. 16. Mausalaparvan – Le Livre des pilons. 17. Mahaprasthanikaparvan – Le Livre du grand départ. 18. Svargarohanaparvan – Le Livre de la montée au paradis.

BNF :  Le Mahâbhârata, poème épique de KRISHNA-DWAIPAYANA  gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5820787t/f3.item.texteImage

Mahâbhârata-Université de LavalLe Mahâbhârata : un bref état des lieux, André Couture, Université Laval (15 août 2019) : Le Mahâbhârata est une immense épopée qui date vraisemblablement du deuxième ou premier siècle avant notre ère… croir.ulaval.ca/nouvelle/le-mahabharata-un-bref-etat-des-lieux/ et PDF : croir.ulaval.ca/wp-content/uploads/2019/09/Le-Mah%C4%81bh%C4%81rata-un-bref-%C3%A9tat-des-lieux.pdf 

PDF Extraits choisis du Mahâbhârata Jean-Claude Pivin Livre 1 – Adi Parva Livre du commencement Jean-Claude Pivin mahabharata.fr/pdf/Livre%201.pdf

Citation Généalogie : Netchev, S. (26 août 2021). L’arbre généalogique de la dynastie Kuru dans le Mahâbhârata. Encyclopédie de l’histoire du monde. Extrait de worldhistory.org/image/14420/the-family-tree-of-the-kuru-dynasty-in-the-mahabha/

D’après l'arbre généalogique de la dynastie royale Kuru d'Hastinâpura dans le Mahâbhârata, illustration Siméon Netchev, Encyclopédie de l'histoire du monde. (Marsailly/Blogostelle)
D’après l’arbre généalogique de la dynastie royale Kuru d’Hastinâpura dans le Mahâbhârata, illustration Siméon Netchev, Encyclopédie de l’histoire du monde. (Marsailly/Blogostelle)

Une illustration de Siméon Netchev dans l’Encyclopédie de l’histoire du monde montre la complexité de la généalogie de la dynastie royale Kuru d’Hastinâpura dans l’épopée du Mahâbhârata.

Publié par Maryse Marsailly

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